ACTE II, SCÈNE XX
DUPARC
Pourquoi y votre chapeau?
PA.STOI7RSAU.
Je ne suis pas d'humeur de me -trouver à table avec im homme comme monsieur Philibert.
MAPAMJS DERVIG]fT«
Que vous a«t*il donc fait de nouveau ?
PASTOUREAU
Comment , madame ? il me gagne tout mon argent ; et , quand je veux jouer sur parole , il me dit qu'il est fatigué, et il va se camper sur l'escarpolette, en face des fenêtres de la maison. Tenez ^ le voyez* vous ^ en l'air, par-dessus les arbres?
MADAME nERVIGNT.
Il va œ casser le cou.
DUPARC
M'ayez donc pas peur.
PASTOUREAU
£t je ne suis pas le seul qui s'en aille; monsieur Derlac a demandé ses chevaux.
MADAME DERVIGITT.
£h quoi ! Derlac aussi ?
DUPARC
Vous^ voyez; il fait fuir toute ma société.
MADAME DERVIGIVY.
Joseph ! allez dire au cocher de monsieur Derlac de ne pas se presser.
DUPARC
C'est pourtant vous, ma chère belle -mère, qui, ce matin, en me conseillant d'inviter ce beau monsieur....
MADAME DERVIGIfT.
C'est VOUS, mon gendre, qui, en vous avisant de
penser à un inconnu pour votre fille, et une belle
place Allez donc proposer un sujet pareil, à un
ministre; il y aurait de quoi vous perdre auprès de monsieur le duc.
DUPARG.
Je demande un gendre, et Ton m'envoie un bouffon.
PASTOUREAU
Eh quoi ! cousin Duparc , me charger de conduire dans mon cabriolet un homme à qui vous songez pour votre fille, quand il est à votre connaissance que je soupire pour elle!
DUPARC
Je vous demande pardon. Le meilleur moyen de retenir Derlac, c'est de chasser sur-le-champ cet intrigant, et je vais....
MADAME DERVIGI«Y.
Monsieur Duparc, je ne veux pas que vous lui parliez.
DUPARC
Comment ?
MADAME DERVIGNY
Je ne vous propose pas de le garder ; mais vous vous mettriez en colère , vous vous feriez mal.
PASTOUREAU
Voulez-vous me charger de l'expédition ?
SOPHIE
Oui; chargez-en monsieur Pastoureau.
PASTOUREAU
J'y mettrai des formes.
MARIANNE
De la politesse.