ACTE III, SCÈNE VIL aaS
pressé par les circonstances, vient de promettre sa fille et la place k juonsieur Pastoureau, l'un de ses cousins.
PHILIBERT aîné.
Se peut-il ?
C'€si celui qui m'a amené dans, son cabriolet.
PHILIBERT AIlfÉ.
C'en est fait, il n^y a plus tfeçpoir..
COMTOIS
Pardonnez-moi, mon cher maître, il y en a encore. Si vous parvenez , si je puis parvenir à vojis faire parle^ à quelqu'un de la maison.... Ils verront bien que vous avez un autre ton, d'autres manières. (^En par^ lantainsiy Comtois arrange la cravate et les cheveux de son maître , ilote avec un mouchoir la poussière de r habit. Philibert cadet tire son mouchoir de sa poche et ote de son coté la poussière qui est sur le chapeau de sonJrèreS) Us tie veulent pas vous recevoir. Eh bien! je trouverai le moyen de vous les amener; oui, monsieur, il y a dans cette maison une femme de chambre qui me paraît fort compatissante.
PHILIBERT CADET
C'est celle que je voulais embrasser.
COMTOIS
Si je peux la décider à venir vous trouver , j'espère encore.
{Il sort.)
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■laii LES DEUX PHILIBERT.
SCÈJ^E VIII.
PHn.IBERT A.IWÉ , PHILIBERT cadet.
Oui y reprends coumge ; nous te restons-? veux-tu que j'afironte la colère du père, celle de la grand'mère, de la jeune fille, que je m'accuse , que j'appelle en duel ce monsieur Pastoureau?
PKILIB1SRT kivÉ.
Eh! non, je t'en prie, je t'en conjure; ta ne m'as déjà fait que trop de mal ; île te mêle de rien ; retourne à Paris.
PHILIBKRT CADET.
Comment ? que je ne me mêle de rien ! Eh quoi ! lorsque je suis guidé par l'amour fraternel le plus pur, le plus désintéressé.... Tu as raison; je gâterais tout, j'en suis capable ; mais je suis trop inquiet. Au lieu de retourner à Paris , je rentre ^u billard , et je t'en prie, tiens -moi au courant de oe qui t'arrivera. Si tu as besoin de moi , je suis là. }/Lon pauvre frère ! quelle désolation pour moi ! tiens , vois-tu mes larmes ? ( // pleure et s* essuie les yeux a^ec son mouchoir. ) Bonne chance, c'est ce que je te souhaite, et à moi aussi. Mais je suis plus sûr de mon fait que tu ne l'es du tien. Je gagnerai au billard , c'est certain. Épouseras-tu ta makresse? c'est dbuteux. Sur- tout ne retourne pas à Paris sans moi.
( // rentœ au billard. )
PHILIBERT AINE, SeuL
Sa main promise à un autre ! et Clairville lui-même