ACTE'l, SCÈNE X
DORIGOUR. ' •
Il est riche.
RERTRAirO.
Oh! riche ; je crois sa fortulie très-dérangée; i| dépense beaucoup pour son proprip compte , quoiqu'étaitf; vilain pour les autres, ef sws pitié pour ses débiteurs. Il fait le b^ve; mais il fallait, kw comme il était humble et soumis pendant le congé" de moa fils le militaire. Ses Talets le détestent, ses fermiers le n^ doutent, ses égaux le foieut. Si mus exceptez cinq- ou six flatteurs qui.^ont dîner chez lui, il n'a pas daâtis.
DORIGOUR.
Mais c'est donc un monstre," que cet hottime-JL
RERTR Airn.
Non, ce n'est pas précisément un monstre; il peut avoir quelques qualités; mais il les cache bien. JTai vingt traits de lui dans ma mémoire , que je vous raconterais, si je n'étais pressé d'arriver à Orléans! Au surplus, interrogez qui ho» vous semblera; tout le monde vous rendra le même témoigna^ que moi Jérôme Bertrand, fermier propriétaire très-c6nnu dans le pays. Après cela, faites affaire avec lui, si vous voulez. Je vous souhaite bien le bon soir.
(Il soft.)
"SCÈNE?è«:.
DOKICOUR, LÉONARD, Madame LÉONARD.
DOSICODR.
Je reste cpnfondu.
MADAME LÉOITARQ*
Et nioi donc, monsieur.
36 M. DE BOULANVILLE.
• L]£o^AR09 apart..
Voilà , deUx hommes bien modérés dans leurs passons.
BORÏGOUR.
^ Est-il possible que oè soit du même homme qu'on fasse deux portraits si différepts?
l^APAVJE L]60NARIk'
Par ma fioi, ces gens-là nous jettent dans une grande perplexité.
' DORICOUR.
Suivant celui-là ^ c'est le meilleur des hommes;
Si Ton en croît celui-ci, c'est un homAie perVers, égoîsste et sans foi.
DORICOUR.
Est-ce qu'il y etv aurait deux?
LipiCARD.
£h! non, je vais vous expliquer...
MADAME. LÉONARD, interrompant son mari.
Et pourquoi voulez-vous empêcher monsieur de croire qu'il y en a deux? ^ '
LliONARD. *
Comment, pourquoi?
MADAME LÉONARD
É^blift depuis on mois dans le cailton, connaissonsnoas tous les propriétaires ^es environs? Qu^nt à moi, d'après le rapport des deux hommes qui nous quittent, je ne serais pas étonnée qu'il y en eût deux.
Deux frères , peut-être.
MADAME LÉONARD
Ou deux cousins.
ACT£ I, SGÈNE X.
DOEICOUR.
Gela se peut Mon aiâi Charles de Boulanville tie m'a parlé que d'un neveu; mais ii a pu ignorer...
MADAME J^éONARD.
Il était si loin!
DORIGOUR. ^
Lui-niSme savait deux fjrères. •
ftADAME LÉONARiy. *
Alors, n. . **
DORIGOUR.
Celui qu'il appelait son firk'e l'abbé...
MADAMIB^iéCNARD
A pu quitter l'état eoclésiafltîqué....
^ UOllIGOITR
Avant de prendre les ordres....
BfAJDAME LÉONARn.
Se manier....
BORICOU^.
Avoir un fils « 4
MADAME LiONAKp
C'est cela même : ce sont deux cousins.
• DORIGOUR^
Toilà qui est prouvé; il y en k deux.
MADAME LÉOffARD.
Oui, c'est proi|vé.« "*
L!ép«ARD, «g^^pg^. ; .
Ah! c'est prouve. ^
i>ojLicovRj prenant, sa cwme ei son chapeau.
Savez- vous ce que je vais Eure? U n'est pas tard, je n'aime pas à perdre mon, temps, {jippelant.) Henriette! Il faut que je la prévienne; elle n'est pas si prudente que moi..».
38 M. DE BCULA» VILLE.