ACTE I, SeENE X
(^ madame Darmainville.) Vous ne connaissez pas monsieur ?
MADTAME DARMAIiryiLLE.
Non.
LE CAPITAIITE.
Et toi ?
CHARLES
Non.
OLIVIER
Ni moi.
MADAME DE MGSTTGLAIR.
Je le cqnAais, moi. ,
LE CAPITAINE
Vous, madame?
MADAME DE MONTCLAIR
Cest monsieur Dutilleul , un fort galant homme* Je me suis trouvée en société très-souvent avec* lui , à Lyon et à Paris.
DUTILLEUL
Eh ! c'est l'aimable et belle madame^ de Montclair. Pardon, je ne vous avais pas remarquée; j'étais si troublé, si embarrassé de la manière dont je me présentais.
LE CAPITAINE, à madame DarmainvWe,
Embarrassé; mais pas trop. Est-ce que vous lui avez trouvé Tair embarrassé ?
MADAME DARMAINVILLE.
Il avait l'air d'être chez lui.
CHARLES
Eh bien! du moment que madame de Montclair connaît monsieur....
LE GAPITAIITE*
Un instant {A madame DarmainvUle^y Qu'en
a78 LE CAPITAINE BELRONDE.
dite»*TOU8 ? mon neyeu est plus 'maître que moi dans ma maison.
MADAME DB MONTGIAIR,
Monsieur Dutilleul allait peut-être au-devant de sa femme ?
DUTILLEUL
Précisément.
f MADAME DE MONTGLAIR.
^ Elle a dû partir de Paris presque en même temps Kjue moi.
LE CAPITAINE
Monsieur est marié ?
DUTILLEUL
A une femme que j'adore.
MADAME DE MONTCLAIR
£t dont il est tendrement aimé.
Ah ! vous êtes marié. Eh hien ! monsieur, le témoi«> gnage de madame de Montcl^ir est tout puissant sur moi \ et....
DUTILLEUL
Et vous êtes assez bon pour me permettre d'attendre chez vous la 4iligence d^ demain.
CSARLSS.
Oui, sans doute.
DUTIBLKUI..
Si je vous gênais cependant....
LE CAPITAfNE.
Ôh ! mon Dieu ! non , tous ne me gênez pas. ( A part. ) Grâce au ciel , voilà l'heure des diKgence» pas^ sée; j'espère qu'il ne m'arrivera plus personne.