‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 22 sur 399 · ACTE I; SCENE XII. 4i · texte numérisé non relu

ACTE I; SCENE XII. 4i

gis pas : quand cda éerait, vous seriez bien méchante de le remarquer. *

M/LDA.ME LÉoiTARD, d^ioi ton grauc.

Prenez garAe, mademoiseUe; je sais jusqu*oîi les passions peuvent entraîner les cœurs sensibles. Connaissez-vous ce jeune homme? #

HENRIETTE

Eh ! mais , madame , au ton dont vous m'en parlez , vou^ me feriez craindre qu'il ne fût pas digne de l'estime qu'il a inspirée... (. non pas à moi, mais à ma tante. Vous-même /le connaîtriez- vous?

MADAME LÉONARB.

Oui, oui, mademoiselle, je ie connais; mais je ne m'expliquerai sur son compte qu'autant que vous aurez quelque confiance en moi.

H£])rRIETT£.

Et que voulez-vou$ que je vous confie?

IHAJOAME. L£ONA*RJD.

Ce que vous-même vous pensez de monsieur Raymond, j '

• HENRIEfl'TE.

Eh' bien!... vous ae voudriez pas me tromper; ce serait bien mal reconnaitere les obligations que votre mari peut avoir à mon père. Au bal, tiii, pour la première fois, j'ai vuce jeXme-homme^ et dans les entretiens 4]ue, depuis, j'ai eut avec lui chez ma tant^ je l'ai trouvé aimable..* très^aimable... Je eiots que, si je ne l'avais Jamais vu , j'aurais entendu aveo mofan d'efiroi mon père jne parlm* de son monsieur de Boulah ville... Mais je n'en sub paë moins résignée...; déddéei, veux-^ je dire, à épouaei^ celui que .mon père aura choisi. Etes - vous ccHitente ? j# vous ouvre mon' cœur avec '

4a M. D£ BOULANVILLE.

frandiise.: maintenant ^ tenâK TOtre parole; que sifvezvous de monsieur Raymond?

M AnAUB LJÉONAED.

Ce que je gais, n^admoisdle, c'est ee que vous savez Tou^-méme, quoiqu^il ne ycNis l'aît pas avoué: 4(est qu'il vous aime, c'est cpie l'amour l'a fait voler sur vos traces , bien plus que le désir de voir ses parents, quoiqu'il soit vrai qu'il en ait dans le pays, et qui sont généralement aimés et considérés. Ah] mademoisdle,que vous me mettez à mon aisel'Je n'aurais pas voulu servir ce jeune h<»mme, si vDus ne vous étiez senti'^aucune répugnance pour le mariage projeté par monsieur votre père; fnais du moment que vous m'avouez avoir au fond du cœur un sentiment de préfél*ence pour monsieur Raymond , c'en est' fait , il faut que ce soit lui que vous épousiez.

HEWRIEtTE.

Vous vous'' trompez, madame; je vous assure qiie vous vous trompez. Je n'ai de sentiment de préférence pour personne.

{Elle rentre dans son appartement.)

MADAME L^OtfAAD.

Veilà d^ bonnes nouvelles a parler à monsieur Raymotid.

' ' ' (Elle sort.)

LÉONARir, seul, ya femme*., mai» écoute donc... la voilà partie... ËHe sera toajoiBrs étôui^ie. Mais quel est-^il ce mon* sieor Bdidanville dont on parle si diversement qu'on peut croire en «ffet qu'ï y en a deux; mérite*t-il l'une ou Taiitre réputation? les mérite^- il toutes les deux? n'en mérîte-t^il itucune des deux? tout cela s'est vu; tout cela se voit encore; que de pauvres passent

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