ACTE II, SCÈNE XIII. 3i
MADAME B^ HONTGLAIR.
Ah! ah! cette petite pupille si froide, si réservée...
LE *CAPITA1NE
Mais, par oii est-il entré? nous avions fermé la porte.
OLIVIER
Par U fenêtre. J'ai enteralu l'entretien de madame arec mademoiselle.
OÙ étiez-vous donc ?
OLIVIER
Dans ee cabinet.
LE CAPITAINE
Eh! mais, c^est un diable que ce petit nigaud-là«
VICTORII«.
Tai eu tort sans doute d'imaginer cette ruse. En avais-je besoin avec mon tuteur? Il désire si ardemment mon bonheur ; il ne refusera pms de m'unir à celui que j'aime.
OLIVIER
Il ne nous manque que votre aveu. J'ai celui de mon père.... Cest-à-dire, je ne lui en ai pas encore parlé, mais je me suis confié à ma mère, j'en fais ce
que je veux, elle mène mon père; ainsi donc Elle
dit que nous sommes trop jeunes ; mais je lui démontrerai qu'il faut qu'on nous marie tout de suite. Monsieur, vous avez si généreusement rempli vos devoirs de tuteur. N'abusez pas des droits que vous donne ce titre. C'est de vous, de vous seul que je veux l'obtenir. Une fois le mari de Victorine , avec quelle ardeur je travaillerai à mon état ! comme je m'y distinguerai !
3i4 LE CAPITAINE BELRONDE.
MADAME DE MOITTGLAIR.
Ces pauvres enfsoits !
JLE CAPITAINE.
Comment, madame, vous les plaignez?
MADAME DE MONTGLAIR.
Pardon , mon cher capitaine , je vous plains aussi. C'est jouer de malheur, mais ils m'attendrissent.
LE CAPITAINE
^r Ils ne m'attendrissent pas, moi. {^A OU^ier^.) Vous introduire chez moi pour sédqire ma pupille! vous allez me faire le plaisir de reprendre sur-le-champ la route de Paris.