ACTE III, SCÈNE XIV. 34r
m exposer à revenir sur ma résolution, je trouverai quelque fille ou quelque veuve; je me marierai, et j'aurai des enfants qui se moqueront de lui en le voyant dans la misère.
MADAME DARMAINVILLE.
Monsieur, je suis trop bonne mère pour donner ma fille à un jeune homme déshérité. (4^ Aose.) Et vous petite hypocrite...
ROSE
Ah ! maman , ne me grondez pas ; ce n'est pas ma faute. Cet amour-là m'est venu malgré moi sans que j'y songeasse. ( j^u capitaine. ) Et vous , monsieur le capitaine, qui êtes si bon ^pour les autres, pourquoi seriez-vous méchant pour moi seule ?
LE CAPITAINE
Elle est libre, sa mèi% me l'accorde, et devant moi , sous mes yeux, on me l'enlève.... Cependant, ai je veux me marier, avant d'être tout-à-fait vieux garçon, je n'ai pas de temps à perdi*e«
ROSE
Monsieur le capitaine, ne déshéritez pas votre neveu, et si vous voulez absolument vous marier.... eh! bien!... épousez maman.
MADAME DARMAINVILLE.
Que dites-vous là , mademoiselle ?
LE CAPITAINE
Votre maman ?
MADAME DE MONTCLAIRl
Elle a raison.
OLIVIER
C'est plus convenable.
34a LE CAPITAINE BELRONDE.
GHiiaLES.
Oui 5 mon oncle , épousez madame Darmainville*
LE GAPITAIITE.
Eh ! mais , ma foi !...
Excellente idée; trois mariages, sans compter le nôtre qui est fait.
LE GAHTAïKE , regardant madame Darmainçille.
Je l'ai trouvée jeune et jolie dans le pavillon ; et ici même, elle me paraît fort bien.... Quen dirons-nous » madame Darmainville ? "^
MADAME DARMllNVILLE.
Comment ! qu'en dirons-noiis ? Eh ! mais , ce serait une folie..;
LE CAPITAINE
Bien moins grande que celle que je voulais- faire. Eh quoi ! vous baissez les yeux , vous rougissez ? Ah ! mon t)ieu , la place serait-elle encore prise ?
MADAME DARMAINVILLE.
Non.
LE CAPITAINE
Eh, bien ! ma belle amie....^.
Mi^DAME DARMAINVILLE.
Il faut que j'aime bien ma fille En vérité, c'est
pour conserver la fortune à mon gendre.
LE CAPITAINE
Ah! madame
CHARLES
Ah ! mon oncle , ma chère tante , que votre neveu vous aimera! Oui, trois mariages.