SCÈNE VI
Du LAURENS, FEUGERES, Madame de
CASTÉNET.
(Feugères se retire aufond du théqiire.)
MADAME DE CASTEKET..
C'est VOUS, docteur? Compaent se porte la reine, ce matin? ^
,»DU LAURENS
A merveille , madaçie : voilà ce que j ai déjà répondu à toutes les dames qui vous ont précédée. • MADAME DE CASTENET, operce^ont Feugcres.
Encore ce jeune Feugères ! •
DU LAURENS
Quant à vous , toujours belFe , et sur - tout raisonnable et sensée. **
MADAME DE CASTENET.
Oh ! belle ;... ils me le disent tous, il faut bien que je
le croie; raisonnable,...*, je m'^n fieds gloire. Je passe les nuits au bal ou au jeu 4 les jours à observer tous les originaux de la Cour : c'est un régime dont je me trouvé très - bien. Vous savez combiep je vous aime : vous êtes si habile k saisir tes ridicules des getis. Mais il est tard ; j'entre chez la reiae.
"bu laurkhs.
Qu'est -V)6, madirtne? Au milieu de votre gaieté habituelle , d'où vient cette inquiétude ? Vos regards se porti»t anr mon ami i^'eugères.
HADAMi: DE CASTENeV
Monsieur Feogères est votre ami ?
^ , . pu LAUREATS.
Dès son enfance. ^
MADAME DE CAS^EllI^T.
On le dit brave« Il est fort aimable. Mais je ne sais où vous avez vu que j'étais inquiète.
DU.LAUREWS.
Je me sérai'trompé. Mais puisque je vçus ai parlé de Feugères , est-ce que votis*)*efuseriez de vous intéresser à lui ?• -
* MADAME DE CASTENET.
Non , sans déute. Il danse à merveille ; il s'exprime bien. En quoi puisrje lui être utTle ?
DU LAUREKS.
U est d'une excellente famille , fort jeune , destiné à faire uh jour une brillante fortune. Je conviens qu'il n'est pas encore digne de vous.
MADAME DE CASTEVET.
Plaîtril ? Y pensez-vous , docteur ? Je ne puis croire ce que vous s^oablez vouloir me faire entendre.
' SCÈNE VII.^ 35
FEUGiass, s'avançcuu:
Croyez- le 9 madame. Depuis le jour fatal où j'eus le bonheur.... le malheiXr de vous voir, le plus ardent amour * '
Monsieur FeugèreS) ycms me surprenez beaucoup. Je connais vos qualités, vos soins touchants pour votre fiimille, et je n'ai le' courage, ni de me fâcher, ni de . rire à vos dépens ; mats réfléchissez donc qme je ne peux ni ne dois entendre un pareil aveu. Je suis veuve du seigneur de Castenet , nièée du baron d'Erlai^ge.
Fï:nG£R£S. "^^
Je le sais, madame; et moi, je suis le pauvre Feugères , simple lieutenaAt aux Gardes, et les convenances ,^ la distance des rangs et dés fortunes....
MADAME DE CASTENET, CL Du Lourens^
Mais parlez-lui ddnc raison, docteur*; il m'afflige, et me rend sérieuse. ' , - ^