‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 260 sur 399 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Du LAURENS, FEUGERES, Madame de

CASTÉNET.

(Feugères se retire aufond du théqiire.)

MADAME DE CASTEKET..

C'est VOUS, docteur? Compaent se porte la reine, ce matin? ^

,»DU LAURENS

A merveille , madaçie : voilà ce que j ai déjà répondu à toutes les dames qui vous ont précédée. • MADAME DE CASTENET, operce^ont Feugcres.

Encore ce jeune Feugères ! •

DU LAURENS

Quant à vous , toujours belFe , et sur - tout raisonnable et sensée. **

MADAME DE CASTENET.

Oh ! belle ;... ils me le disent tous, il faut bien que je

le croie; raisonnable,...*, je m'^n fieds gloire. Je passe les nuits au bal ou au jeu 4 les jours à observer tous les originaux de la Cour : c'est un régime dont je me trouvé très - bien. Vous savez combiep je vous aime : vous êtes si habile k saisir tes ridicules des getis. Mais il est tard ; j'entre chez la reiae.

"bu laurkhs.

Qu'est -V)6, madirtne? Au milieu de votre gaieté habituelle , d'où vient cette inquiétude ? Vos regards se porti»t anr mon ami i^'eugères.

HADAMi: DE CASTENeV

Monsieur Feogères est votre ami ?

^ , . pu LAUREATS.

Dès son enfance. ^

MADAME DE CAS^EllI^T.

On le dit brave« Il est fort aimable. Mais je ne sais où vous avez vu que j'étais inquiète.

DU.LAUREWS.

Je me sérai'trompé. Mais puisque je vçus ai parlé de Feugères , est-ce que votis*)*efuseriez de vous intéresser à lui ?• -

* MADAME DE CASTENET.

Non , sans déute. Il danse à merveille ; il s'exprime bien. En quoi puisrje lui être utTle ?

DU LAUREKS.

U est d'une excellente famille , fort jeune , destiné à faire uh jour une brillante fortune. Je conviens qu'il n'est pas encore digne de vous.

MADAME DE CASTEVET.

Plaîtril ? Y pensez-vous , docteur ? Je ne puis croire ce que vous s^oablez vouloir me faire entendre.

' SCÈNE VII.^ 35

FEUGiass, s'avançcuu:

Croyez- le 9 madame. Depuis le jour fatal où j'eus le bonheur.... le malheiXr de vous voir, le plus ardent amour * '

Monsieur FeugèreS) ycms me surprenez beaucoup. Je connais vos qualités, vos soins touchants pour votre fiimille, et je n'ai le' courage, ni de me fâcher, ni de . rire à vos dépens ; mats réfléchissez donc qme je ne peux ni ne dois entendre un pareil aveu. Je suis veuve du seigneur de Castenet , nièée du baron d'Erlai^ge.

Fï:nG£R£S. "^^

Je le sais, madame; et moi, je suis le pauvre Feugères , simple lieutenaAt aux Gardes, et les convenances ,^ la distance des rangs et dés fortunes....

MADAME DE CASTENET, CL Du Lourens^

Mais parlez-lui ddnc raison, docteur*; il m'afflige, et me rend sérieuse. ' , - ^

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