SCÈNE IX
FEUGÈRES , Dn lAURENS , Le duc de SIH.LY , DANGEL , D'ERLANGE , et autres coortis&its.
DAiTG^L, accourant.
Monsieur le due de Suily.
DU LAURENS, CL Feugcres.
Le duc de Sully ! N'avez - vous pas ^ servi sous ses ordres ?
FCUGÈRÊS.
Au siège de Charbonnières ; il daigna me témoigner quelque intérêt. Mais se souvient-il de moi?-
nU^LAURÉNS.
Oh ! celui-là ne manque pas de mémoi're. ( Sully entre, entouré d'un groupe de courtisans qui le saluent. )
DANGEL. ,
Monseigneur! •
d'erlange.
Monsieur le duc!
SULLY
Je suis votre serviteur, messieurs. Bonjour, docteur Du Laurens.
DU LAURENS
N'êtes - vous pas flatté , monsieur le duc , des hommages que vous rend toute la Cour ?
SULLT.
Docteur, je voudrais voir tous ces amis si chauds , autour de moi le jour de ma disgrâce , si elle arrivait ;
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mais, vive Dieu! c'est ce que je n'ai pas ^ craindre, tant que le Ciel nous conservera notre glorieux monarque. Comment se fait-il que le roi soit à la chasse ? Il m'avait ordonné de lui apporter ce matin , de bonne heure , un travail sur mes trois principaux emplois.
DU LAURENS
Un temps favorable, une excellente santé....
SOLLT.
Tant mieux pour la France et pour nous.
D ERL4irGE.
Je SUIS franc, et j'oseraîâ lé dire à sa majesté : le roi , et vous , son digne ministre , vous méritez l'admiration et l'amour.
DANftEL.
L'amour et l'admiration. Quand je pense que votre mérite seul vous a &it parvenir à une si haute fortune;..
SULLy.
Dites (qu'elle vient tout entière des bienfaits de mon roi. Je dois tout à un seul Dieu et à un seul maître. Pour un homme qui a conduit ia finance et la guerre , il était un moyen plus court de s'enrichir î il n'est pas besoin que je le nomme ; le passé n'en offre que trop d'exemples, et, malgré ce que je puis dire et fiiire, je tremble que l'avenir n'en fournisse d'autres preuves.