SCÈNE XII
'ùA^f^uhfà d'JErlange Et il défend à qui que câ soit de sortir.
d'brlavge, à un €UUre.
Défenses expresses de sortir.
PAVGEL, àd'ErUufge»
Et voilà Beringhen qui fait placer àaai^ sentinelles dans la galerie. «^
d'erlange, à un autre.
Ordre de placer des sentinelles dans toute la galerie.
DANGEL. N
Il y a quelque grande affaire sur le tapis.
D^ERLANGE.
Chut! le roi se lève.
LE ROI, se leifont.
A merveille ; mais regardez bien à ce que vous allez faire; car si vous manquez, tout le monde criera après vous, ef peut-être moi tout le premier. Au surplus, Targent que vous m'annoncez me viendrait l^ien à point, ayant fait quelques pertes, au jeu que je n'osais vous foire connaître.
SULLY
Je vois que votre majesté est en bonne humeur , et plus contente de moi qu'elle ne l'était hier.
LE ROL
Quoi ? Vous souvient^il encore de cela ? Allez-vous faire le réscnré nvec ftioi ? je tij pense plus; je ne me rappelle que lés bonnes* vérités que ^us m'avez dites , et dont je tâcherai de &ire mon profit.
SHLtT.
Sire, je crains plus de nuire à votre majesté que de lui déplaire.
LE ROI
Je le sais. OiiUîoiis- ce petit dépit. Je ne veux m'oc*
cuper que de choses agréables aujourd%ui : je me sens leste et gai.
DAirCEL, à tC.Erlange.
Il me semble que le roi a pris une figure sombre depuis un moment. Ce monsieur de Sully a tant de roideur dans le caractère.
LE ROk
Quoique je me fâche quelquefois, je veux que vous le souffriez; car je ne vous en aime pas moins. Au contraire, dès Theure que vous ne me contredirez plus dans les choses que je sais bien qui ne sont pas de votre goût, je croirai que vous ne m'aimez plus. Allons, embrassez *moi et vivez avec moi de la manière que vous avez accoutumée.
(Le roi embrasse Sullr:) DAN.GEL, à cTErlange. .
Voyez -vous avec quelle émotion le roi embrasse monsieur de Sully?
d'ehlaitge.
Monsieur de Rosny aura découvert quelque trahison.
DAITGEL.
Eh ! eh ! quel grand ministre que ce monsieur de Sully!
SULtT. ^
Ah ! sire , quelle bonté ! quoique l'éprouvant tous les jours, tous les jours j'en suis touché et surpris. Oui, sire, en toutes les affaires, je justifierai le titre de vrai et franc chevalier, dont votife majesté m'honora dans ma jeunesse.
*^ LE ROI
J'y compte. Vois-tu, tmon cher Rosny, au milieu de •tous ces gens qui m|entourent et qui composent leurs