O AU G EL
Vous pourriez risquer un mot.
DU LAUREVs, souriant.
té -
Vous le voulez; j'y consens^ {S' approchant du roi.) Sire.
LE ROI
Qu'est-ce ?
DU LAUREICS.
Tous vos fidèles serviteurs sont alarmés.
LE ROI
De quoi?
DU LAUREVS.
De l'ordre donné par votre majesté.
LE ROI
Quel ordre ?
DU LALRENS.
De placer des sentinelles dans la galerie.
Moi ! ]t n^ai point ordonné cela.
b'brlang£. ' Mais vous avez défendti qu'on sortit.
LE ROI
Point du tolM:. •
BERlBrCHEN.
- Mais votre majesté m'a dit de hire fermer les portes.
LE ROI. '
Ah ! oui / parce que j'srvais chassé avec grand chaud et grand |>iaisir , et que j'ai cr£n( de prendre du froid.
' DAIfGSL. ,
Ah! '
LE ROI
Qu'avez-vous donc pensé?
DANGEL.
Ah! rien, sire... mais l'attachement que no\is ayons pour votre personne....
d'erlange.
A pu nous inspirer des inquiétudes...
LE ROI
Pour le coup , j'étais à cent lieues d'imaginer... Estce que vous n'avez pas trouvé qu'il faisait froid tout-àl'heure ?
DAKGEL, boutonnant son powpoint.
Oui , froid. ^ . \
d'erlange.
Très-froid.
Mais , depuis un instant , le temps s'est réchauffé.
D A N G E L , déboutonnant son pourpoint. £n effet, voilà le soleil, il fait chaud. ^
Oui, chaud.
tfi» AÛttt£.
Très-chaud.
LX Moh
£h bien ! |[raiid-iBidtr«9 «vais-J6 Wtf Vous voyez comme de ma part* 'un signe, un geste, un mot peut faire aller et venir la tête de tous ces honnêtes gens.
£t coHHne V4A nioindr^. ordres sobI interprétés , commentés et dénaturés par chacun y survam son intérêt ou la disposition de son espriu ,
Avez-vous eutendu parler des coiirtisiPsd'AlennAre? Non, sûre.
Ils penchaient la tête du coté goudhie , pane fse le roi dé Macédoine la poiisdl ainsi.
Oh ! les flatteurs !
Comme votte majesté pooàde son hitCDÎre ancjentoe.
Mon cher Rosny , les hommes n'ont point dhmgé , ib ne chan^jeront paa ^ et ieb gens de isotur^ pencheront la tête ou la tiendront droite, suivant f habitude du prince. Bonne leçon pour moi». Faites relever les sentinelles , ouvrez les portes , chacun peut rester ou sortir à son gré.
( D'£Hangej, Feutres ^ quelques auires sortent; Dangely Du Laurens et d'autres restent.)
376 UNE MAimEE DE HENRI IV.
' SCÈNE XIII
Le roi, Lb duc de SULLY, Dd LAURENS,
DANGEL, AUTRES . COURTISAirS.
LE ROI
Ne serait-ce pas ce monsieur Dangel qpi aurait tiré de graves conséquences d'un ordre donné aussi indifféremment? , " '
SULLY
n vaudrait mieux qu'il songeât à faire du bien à sa sœur que l'indigence va forcer à prononcer ses vœux.
*' 'le roi.
Oui-da ! {Affectant de parler haut, ) Grand-maitre , avez-vous pris le soin d'achever le paie^meht de. la dot de ma sœur Catherine?
SULLY. '
Pas encore, sire. Les termes d'échéance ne sont pas arrivés.
LE ROI
Ne perdez pas un instant, écrivez à Bardas aujourd'hui. N'attéhdez pas l'échéance. J'entends que ma sœur soit contente de moi. Le soin de rendre ms^sœur heureuse fait partie de l'héritage que m'a laissé ma glo^ rieuse et respectable mère. *
SULLT.
Il suffit , BÎre.
J'ai une si mauvaise opinion des'maufais frères, des frères insouciants.