‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 274 sur 399 · O AU G EL · texte numérisé non relu

O AU G EL

Vous pourriez risquer un mot.

DU LAUREVs, souriant.

té -

Vous le voulez; j'y consens^ {S' approchant du roi.) Sire.

LE ROI

Qu'est-ce ?

DU LAUREICS.

Tous vos fidèles serviteurs sont alarmés.

LE ROI

De quoi?

DU LAUREVS.

De l'ordre donné par votre majesté.

LE ROI

Quel ordre ?

DU LALRENS.

De placer des sentinelles dans la galerie.

Moi ! ]t n^ai point ordonné cela.

b'brlang£. ' Mais vous avez défendti qu'on sortit.

LE ROI

Point du tolM:. •

BERlBrCHEN.

- Mais votre majesté m'a dit de hire fermer les portes.

LE ROI. '

Ah ! oui / parce que j'srvais chassé avec grand chaud et grand |>iaisir , et que j'ai cr£n( de prendre du froid.

' DAIfGSL. ,

Ah! '

LE ROI

Qu'avez-vous donc pensé?

DANGEL.

Ah! rien, sire... mais l'attachement que no\is ayons pour votre personne....

d'erlange.

A pu nous inspirer des inquiétudes...

LE ROI

Pour le coup , j'étais à cent lieues d'imaginer... Estce que vous n'avez pas trouvé qu'il faisait froid tout-àl'heure ?

DAKGEL, boutonnant son powpoint.

Oui , froid. ^ . \

d'erlange.

Très-froid.

Mais , depuis un instant , le temps s'est réchauffé.

D A N G E L , déboutonnant son pourpoint. £n effet, voilà le soleil, il fait chaud. ^

Oui, chaud.

tfi» AÛttt£.

Très-chaud.

LX Moh

£h bien ! |[raiid-iBidtr«9 «vais-J6 Wtf Vous voyez comme de ma part* 'un signe, un geste, un mot peut faire aller et venir la tête de tous ces honnêtes gens.

£t coHHne V4A nioindr^. ordres sobI interprétés , commentés et dénaturés par chacun y survam son intérêt ou la disposition de son espriu ,

Avez-vous eutendu parler des coiirtisiPsd'AlennAre? Non, sûre.

Ils penchaient la tête du coté goudhie , pane fse le roi dé Macédoine la poiisdl ainsi.

Oh ! les flatteurs !

Comme votte majesté pooàde son hitCDÎre ancjentoe.

Mon cher Rosny , les hommes n'ont point dhmgé , ib ne chan^jeront paa ^ et ieb gens de isotur^ pencheront la tête ou la tiendront droite, suivant f habitude du prince. Bonne leçon pour moi». Faites relever les sentinelles , ouvrez les portes , chacun peut rester ou sortir à son gré.

( D'£Hangej, Feutres ^ quelques auires sortent; Dangely Du Laurens et d'autres restent.)

376 UNE MAimEE DE HENRI IV.

' SCÈNE XIII

Le roi, Lb duc de SULLY, Dd LAURENS,

DANGEL, AUTRES . COURTISAirS.

LE ROI

Ne serait-ce pas ce monsieur Dangel qpi aurait tiré de graves conséquences d'un ordre donné aussi indifféremment? , " '

SULLY

n vaudrait mieux qu'il songeât à faire du bien à sa sœur que l'indigence va forcer à prononcer ses vœux.

*' 'le roi.

Oui-da ! {Affectant de parler haut, ) Grand-maitre , avez-vous pris le soin d'achever le paie^meht de. la dot de ma sœur Catherine?

SULLY. '

Pas encore, sire. Les termes d'échéance ne sont pas arrivés.

LE ROI

Ne perdez pas un instant, écrivez à Bardas aujourd'hui. N'attéhdez pas l'échéance. J'entends que ma sœur soit contente de moi. Le soin de rendre ms^sœur heureuse fait partie de l'héritage que m'a laissé ma glo^ rieuse et respectable mère. *

SULLT.

Il suffit , BÎre.

J'ai une si mauvaise opinion des'maufais frères, des frères insouciants.

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