‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 285 sur 399 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

D'ERLANGE, Du LAURENS, couRTisAjsrs , Madame j>e CASTENET;

du laureks.

J'aime ce monsieur Dangel ; c'est le courtisan des autres courtisant.

D'impi.AirGx.

Ne trouvez^vous pas dans la manière dont vous parle Feugèiw, un mélange de politesse et d'impertinence?

DU LADREirS. .

Il y a du dépit , il y a de l'orgueil ; tout récemment en faveur , tantôt il craint d'être trop fier , tantôt il tremble de ne pas tenir aCssez bien son rang. II ne voudrait pas avoir l'air d'oublier ce qu'il était; il ne voudrait pas qu'on .oubliât ce qu'il est. Il est fort embarrasé.

d'erlange.

Le roi a les meilleures intentions; mais voir tomber les grâces sur des gens qui s'en laissent enivrer de la sorte!..:.

MADAME DE CASTEITET.

Mon oncle, je suis décidée à épouser le marquis de Maignan. Croyez, docteur, que je ne suis point offensée... point offensée du tout, je vous assure, de l'espèce de dédain que votre ami vient de kne témoigner. Une personne moins maîtresse d'elle-même, ayant moins observé ce qui se passe dans le monde, à la cour sur - tout , pourrait être étonnée de la rapidité avec laquelle il oublie un amour qu'il m'a déclaré ce matin même : moi , je trouve sa conduite toute naturelle ; je vous réponds que je suis enchantée de son bonheur, ou plutôt que je le vois avec la plus parfaite indifférence.

d'erlange.

C'est fort bien, ma nièce. 'Après tout, quenous importe ? Son bonheur ne change rien au nôtre. Je n'en %suis pas moins le baron d'Erlange. Tu as bien fait* de me retenir; je n'aurais pas voulu être humilié par un refus.

madame de castenet.

Enfin, docteur, vous l'avez entendu, il n'y a qu'un instant : il semblait qu'il ne pouvait vivre, qu'il allait piourir, si je no répondais à son amour; et , tout d'un

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