SCÈNE Xlli
CLÉMENCE, VANGLAS, Mabame VÀNGLAS, SAINT-PHAR, MONTGRAVIER.
MONTCRAVIEa.
J'aecours tout effrayé. La^ fi^te eat troublée; notre secret est découvert, chacun cherche à s'esquiver. Que vois-je ? Saint'Phar ici ! dans un saïon tout ouvert !
SÂIITT-PHAR.
Montgravier, si tu n'as pas de répugnance à me recevoir , je retourne \ l'instant chez toi.
MONTORAVIER. #
Et pourquoi donc ? tu es si bien ici, si tu veux t'y cacher.
SAINT-PUAIU
Je vous entends, mon courageux cousin. Eh bien ! je sujs las de me pnêter à toutes ces précautions', je ne
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songe plus à sortir de cette maison , mais je me résigne à mon sort; vienne qui voudra , je me monti^, et je me nomme.
{Saint" Phar s^ assied près (Tune table, la tête cp^ pujrée sur une main ; sa fille bu prend Vajutrt main , et ni l'un ni l'autre ne prennent part aux discours des autres interlocuteurs.)
MONtGRAVIER*
Je* vois ce que c'est. Oïi aura dit à Saint-Phar ce qu'on m'a dit à moi - ihême , que tout en le recueillant vous l'accusiez. •
WADAME VANGLAS.
L'accuser ! Qui ? vous ! Ah ! Yanglas , qu'avez- vous fait?
MONTGRAVIEE.
C'est ce' Dervière qui tient oea disoours , et bien d'autres encore.
VAîïGLAS.
Et toujours pervière ! Quels autres discours ? ,
MONTGRAVIEJt.
Que dans ce moment 'même on travaille auprès de Son Altesse contre vous et contre le ministre ; et comme on"* craint moins de ' s'expliquer sur vous que sur le ministre, il s'ensuit que la haioe^qu'on lui porte s'exhale contre vous. J'ai voulu leur faire seirtir qu'il était odieux de mal parier des gens ohez eux-mêmes; Ils n'en ont tenu coDM)te, et tous vos bons amis paraissent déjà tous réjouis de votre prpchaine disgrâce.
MADAME VAIMGLAS*^
Les voilà bien !
VANGLAS.
Ma disgrâce ! ah ! qu'ils ne s'en réjouissent pas en-