SCENE XVL
VANGLAS , Madame V ANGLAS , SAINT-PHAR , CLÉMENCE,MONTGRAVl£R, DÉSORMEAUX, Madame PÉSORMEAUX, Madame MONTGRA- VIER, FRANCŒUR, VILLENEUVE.
VILLENEUVE
Saint-Phar, une pleine et entière justice t'est i'endue. Tu conserves ta place. Le ministre a été obligé de signer lui-même la révocation de la lettre de cachet expédiée contre toi , et Son Altesse a bien voulu signer cette autre lettre qui t'assure la continuation de ses bonnes grâces.
CLIÉMENCE.
Ah! mon père!
SAINT-PHAR
Mon ami !
MONTGRAVifeR.
J'espère que tu ne logeras pas ailleurs que chez moi.
. VANGLAS.
Je vous félicite de tout mon cœur, monsieur le commandant.
VILLENEUVE^ U Vonglos. *
Il a été impossible de parler en faveur de Skirit-Phar sans élever la voix contre celui qui à-était rendu l'instrument de la haine du ministre. Par malheur vous avez beaucoup d'ennemis; et Dubois voyant qu'il ne pouvait accomplir sa vengeance contre Saint -Phar,
54o LES ANCIENS AMIS.
s'est brusquement tourné contre vous. C'est sur vous qu'il a jeté tout l'odieux de l'affaire.-
VAtrGLAS.
Sur moi ! Voilà donc notre sort à nous autres attachés aux hommes puissants ; ils nous poussent et nous abandonnent.
, , VILLEJTEUVE.
Comme lui, alors changeant de rôle, j'ai pris votre défense avec chaleur; j'ai voulu faire sentir qu'au milieu de votre ambition , il vous survenait de fréquents retours d'honneur et de vertu : mais....
£h bien !
VILLENEUVE
Votre secrétaire, qui était présent à mon entretien avec le duc et le ministre , va vous dire ce qui a été résolu sur votre compte.