‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 47 sur 399 · ACTE II, SCÈNE XL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XL

modeste , généreux ; s'il plaît à votre fille et à vous* même ? Que je voudrais que mon mari lui ressemblât ! Mais qu'est-ce que je dis ? mon Léonard a bien quelques défauts; mais il est bon homme, et j'en suis contente ; et fiTanchement, est-ce vous conduire en homme prudent et Raisonnable , d'exposer le bonheur de votre fille pour accomplir les derniers vœux d'un ami? Encore , si vous étiez un homme avide ou pauvre ; si vous songiez à retenir la fortune qui vous a été léguée : mais non, vous voulez la rendre; vous êtes riche, vous êtes désintéressé. Et, par un bizarre entêtement, passez-moi le terpie , vous devenez , sans le vouloir , un aussi mauvais père que ceux qui tyrannisent leurs enfants par cupidité ou par vanité. >

OORICOUR.

Combien ce jeune homme vous a-t-il promis, vous a-t-il donné pour défendre si bien ses intérêts? Vous entendez bien qu'après un pareil tour, je ne suis pas assez sot, pour rester dans votre maison. Dès que Duhoussaye sera revenu, je vous quitte pour aller m'établir à cette autre auberge.

LÉONARD

Au Cheval-Noir ! Vous iriez au Cheval-Noir ! chez mon ennemi ! Morbleu ! madame , vous voyez comme vous compromettez ma maison, ma réputation.

' MADAME LEONARD

Allons, tout le monde s'eit prend à moi. •

76 M. DE BOULANVILLE.

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