‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 2)Chapitre 51 sur 399 · ACTE 11, SCÈNE XIIL · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE XIIL

DDHOUSSATE.

Ne VOUS compromettez pas avec cet homme-là, mon cher protecteur. Qu'en voulez-vous dire ? Oui , monsieur de Boulanvi^ est connu pour ce qu'il est par tout le monde, c'est-à-dire, pour un homme juste, obHgeant, charitable.

B0ULAWVIL1.E*

C*est vrai.

MitBAlkrE LÉONARD y h pOTt.

C'est égal ; les injures de l'un amortissent les louanges que lui donne l'autre. ^

BÔRicouR, a Duhoussaye, Je n'en reviens pas. Répondez-moi : où est l'honnête homme dont vous m'avez parlé !

DUHOUSSAYE , montrant BouUmviMe.

Le voici.

DORiGOUR, a Bertrand.

Où est l'homme dont vous m'avez dit tant de mal.

B E R T R A JV n , montrant BouUmvUle. lue voilà.

, ' DORIGOUR.

Quoi? le même !

LEONARp.

Eh' oui, monsieur, le même, qui n'est ni meilleur ni plus méchant qu'un autre ; car il faut que je dise la vérité , enfin : il n'y en a qu'uç.

DORICO-CR.

Il n'y en a qu'un ! (j^ madame Léonard.) Ah ! traîtresse!

BERTRAlVn.

Je ne sais s'il y en a deux. Je crois qu'il n'y en a qu'un , et c'est beaucoup trop.

8o M. DE BOULANVILLE.

DUHOUSSAYE.

Oui; il n'y en a qu'un, et cest grand dommage. Il serait bien à souhaiter qu'il y eût beaucoup d'hommes, de cette trempe. ^ .

BOULANVILLE.

Maître Bertrand , vous voiis oubliez. Dufaoussaye, je vous remercie de votre zèle, {j4 Doricour.) Monsieur , ce n est pas sans doute pour assister à une f>areille scène que vous avez désiré de me voir. Je suis pressé ; que me voulez- vous?

DORICOUR.

Cfe que je vous veux? Ma foi! monsieur..... vous le saurez; mais pour l'instant je ne crois pas devoir ra'expliquer

BOULANVILLE.

C'était bien la peine de me déranger de ma pèche... j'y retourne^ Quand il vous plaira de me parler, vous savez où je demeure.... Je suis votre serviteur.

{Il sorL)

Page 1