SCÈNE XIX
DORICOUR, HENRIETTE, LÉONARD, Madame
LÉOI^ARD,
MADAME LÉONARD
^Serait-il vrai , monsieur ? serait-il vrai , mademoiselle ?
> HEITRIETTJ:.
Hélas! oui, ma chère madame Léonard.
DORICOUR.
Et il vient àe éé^lofer devant noua des sentiments nohles , délicats.-. .
HENRIETTE
Est-il sineère dans ces sentiments ?
MADAME LléONARD. -
Non , il ne l'est pas. Il y a bien moins de mal à se laisser donner un nom qui n'est pas le sien , qu'à feindre des sentiments qu'on n'a pas.
DORICOUR. r
C'est possible; mais au lieu de nous faire des remontrances, madame , songez plutôt que j'ai invité monsieur de Boulanville.
1x6 M. DE BOULAN VILLE.
MABAMK liJBOUrARD.
Ma foi, monsieur, ce repas 'est trop triste pour moi; je n'ai pas le cœur de m'en occuper.
LÉONARD
Encore madame Léonard ! vou^ voulez donc fiiire la fortune du Cheval-Noir! Soyez tranquille, monsieur, je vais donner le coup-d'œil du maître , et vous serez content.
(// sort y et rentre quelques instants cprès.)
MADAME LÉOJXAKD^part.
Et monsieur Raymond, qui ne revient pas!
BOKicovK^ relisant ia promesse.
Cette femme pouvait le mener très-loin avec cette promesse.
HENRIETTE, afOrt.
Pauvres jeunes filles! faites-vous donc dans votre enfance un portrait flatteur du mari que vous épouserez.
SCÈNE''XX
DORICOUR, HENRIETTE, LÉONARD, Madame LÉONARD, RAYMOND, BERTRAND.
madame Léonard.
Yoici monsieur Bertrand : c'est heureux.
DORIGOUR9 apercevant Raymond, Ah!* ah! encore ce jeune homme!
HENRIETTE
Que vient-il faire ici ?
BERTRAND
Mademoiselle, c'est le capitaine, le bienfaiteur de mon fils, et c'est un devoir pour moi de vous assurer