SCÈNE XL
TÉRIGNI, SOPHIE, FABRICE.
sophie , d'un air suppliant, a Térigni. Vous les suivez? Un mot.
TÉRIGNI.
Mais....
SOPHIE
Avec ma cousine Vous allez donc jouer ?
TÉRIGNI.
Cela vous fâche.
SOPHIE
Non :
Vous l'écoutiez avec beaucoup d'attention.
Fabrice, encore stupéfait.
Parmi tous ces gens-là que d'orgueil , d'impudence ! Quel oubli des devoirs! et quelle extravagance! Et ma tante toujours parlant de ses bienfaits!
( A Térigni. ) Et toi , qui jurais tant de ne jouer jamais !
SOPHIE
Moi qui de votre amour tantôt étais bien sûre , Je crains tout à-présent; ses charmes, sa parure, Et ses mots à l'oreille , et ses coups-d'œil secrets : Vous m'oublîrez bientôt, moi, sans art, sans apprêts. Et qui n'ai pas l'esprit de me moquer des autres.
térigni, avec douceur , a Sophie.
Quelles fausses terreurs , ma chère , sont les vôtres ?
{Avec un peu d'humeur, a Fabrice?) Je n'ai rien vu non plus de tout ce que tu dis : Viens, ne nous faisons pas attendre.
FABRICE
Je te suis; Mais, juste ciel! combien ma surprise est profonde! Etes-vous ainsi faits , honnêtes gens du monde ? S'il faut juger de tous par ceux que nous voyons , Tous leurs honnêtes gens sont-ils donc des fripons ?
FI3V DU PREMIER ACTE