SCÈNE VI
TÉRIGNI, DARLANVILLE.
TÉRIGNI.
Qu'entend-elle par là ?
DABLANVILLE, ricanant.
Soyez de bonne foi, Un tel langage est clair pour vous comme pour moi. Elle vous regardait en sortant, la petite! Et sa mère à nos yeux qui la soustrait bien vîte!.... Jusqu'à présent j'avais admiré sa froideur : Il ne faut qu'un instant pour décider un cœur.
TÉRIGNI.
Vous croyez...
DABLANVILLE.
Qu'on vous aime.
aoo L'ENTREE DANS LE MONDE.
TÉRIGNI.
Allons donc.
DABLANVILLE.
Les novices Peuvent seuls se méprendre à de pareils indices.
Peut-être vous m'allez taxer de vanité ; De croire à cet amour je fus souvent tenté.
DABLANVILLE.
Ah ! vous l'aviez donc vue ?
TÉRIGNI.
A Nanci , chez sa tante.
DABLANVILLE.
Ah ! sa conduite alors devient moins surprenante.
TÉRIGNI.
Savez-vous qu'elle est bien.
DABLANVILLE.
Grâces, vertus, appas
TÉRIGNI.
Ainsi , vous l'estimez beaucoup.
DABLANVILLE.
J'en fais grand cas.
TÉRIGNI.
Moi, de même.
DABLANVILLE.
L'estime est loin de la tendresse.
TÉRIGNI.
Oui; mais....
Pauvre Aglaé! son état m'intéresse.
TÉRIGNI.
C'est Fabrice; changeons, s'il vous plaît, d'entretien.