ACTE II, SCÈNE VIL <2o
Vous entendez fort bien que les hommes fameux De moi sont tous connus; il en est sur-tout deux; L'un , guerrier réformé , c'est le brave Derlange ; L'autre , Favel l'auteur : il écrit comme un ange.
TÉRIGNI.
Mais Fabrice, je crois, peut nous accompagner.
DABI ANVILLE.
Sans doute;... mais alors il faudra nous gêner; Le carrosse est étroit , et tient juste deux places.
FABRICE
Quand il en tiendrait plus , je vous rends mille grâces ; Je ne veux aujourd'hui sortir qu'avec ma sœur. t É r i g n i , doublé a ce dernier mot. Avec ta sœur! Pardon ;... crois qu'au fond de mon cœur Son image aujourd'hui s'est déjà retracée; Mais tant de soins divers occupent ma pensée !
Tu ne partiras pas sans lui dire bonjour.
DABLANVILLE.
Mon ami la verra sans doute à son retour ; Pourquoi la déranger? elle est à sa toilette, Et si nous voulons faire une course complète....
FABRICE
Passe au moins chez Clermont; il ne serait pas bien D'oublier...
DABLANVILLE.
Ce fameux mathématicien ; Mais se conduisit-on jamais de cette sorte? Chez ce Clermont pourquoi faut-il qu'il se transporte? C'est au maître à venir chercher son écolier.
FABRICE
J'aurais cru le contraire.
ao4 L'ENTRÉE DANS LE MONDE.
TÉRIGNI.
Oh! chez lui, le premier, Je veux me présenter; mais demain. Le temps presse, Et dans mon autre habit j'ai laissé son adresse.