‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 182 sur 343 · ACTE IV, SCENE VIL · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VIL

Que le même motif ici guidait nos pas !

J'y suis venu pour vous ; je parlais de vous-même.

Si vous pouviez savoir à quel point je vous aime.

AGLAÉ

Est-ce à moi, s'il vous plaît, que vous parlez? Je croi N'avoir pas donné lieu

N'ayez aucun effroi ; Quand l'instant se présente où je puis vous instruire Des nobles sentiments que votre vue inspire

AGLAÉ

On exprime trop bien ce que l'on ne sent pas; Les hommes trop souvent sont des trompeurs.

TÉRIGNI.

Hélas !

Moi trompeur ! quel soupçon ! est-ce moi qui déguise ? Mon Dieu ! vous le voyez, je suis d'une franchise ! Et mon cœur n'a jamais démenti mes discours. Tel je suis aujourd'hui , tel je serai toujours.

AGLAÉ

Eh bien ! s'il est ainsi , si vous êtes sincère , Vous devez le savoir, je dépends d'une mère; C'est elle que d'abord...

TÉRIGNI.

Ah! vous pouvez penser Que je suis loin, bien loin de vouloir l'offenser; Quand je m'adresse à vous, c'est par délicatesse; Je ne veux vous tenir que de votre tendresse.

AGLAÉ

Que vous êtes pressant!

TÉRIGNI.

Si j'obtiens votre aveu....

25o L'ENTRÉE DANS LE MONDE.

AGLAÉ

Ah! vous êtes trop sûr de l'obtenir!

té ri g ni, se précipitant aux pieds d'Aglaé.

Ah ! Dieu !

Comptez donc à jamais sur l'amour le plus tendre.

AGLAÉ

Ciel ! si ma mère ici venait à me surprendre!

TÉRIGNI.

Daignez me répéter....

AGLAÉ

Eh non ! relevez-vous.

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