‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 259 sur 343 · ACTE I, SCENE \III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE \III

te servirais en ami ; et moi , qui ai joué si souvent la comédie... A quelle heure part demain la diligence?

On n'attend les relais qu'à huit heures du matin.

PAVARET.

C'est un peu tard pour se mettre en route, c'est trop tôt pour consommer une intrigue; mais quoi! ce soir au moins n'aurais-tu pas besoin de mes services? Dispose de ton ami, capitaine, je t'en prie.

DERVILLE

Et vraiment, si dès ce soir je pouvais voir ma Constance.

PAVARET.

Cela ne serait pas mal.

DERVILLE

Mais comment éloigner le tuteur?

PAVARET.

Sais-tu où est sa maison ?

DERVILLE

La voilà : oh ! on me Ta bien indiquée ; le médecin Montrichard, en face de l'auberge de la diligence. Toutes les fenêtres sont fermées : on se couche de bonne heure à Joigny. Comment réveiller la pupille sans réveiller en même temps le tuteur?

PAVARET.

Et pourquoi donc respecter le sommeil du docteur ? Attends, attends.

(// sonne a la pointe de Montrichard?]

Comment! et que fais-tu donc là?

PAVARET.

Je sonne pour qu'on nous ouvre. N'est-il pas médecin, ce tuteur?

36o LE COLLATERAL.

DERVILLE

Le diable m'emporte si je conçois rien....

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