‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 271 sur 343 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ROUGEAU, DERVILLE, PAVARET.

pavaret, des papiers a la main.

Ronjour, capitaine; bonjour, cher conducteur.

DERVILLE

Il me tardait de te voir, pour concerter avec toi....

PAVARET.

Ah ! mon ami ; félicite-moi ; j'ai trouvé un moyen victorieux.

En vérité! tant mieux.

PAVARET.

Il y a long -temps que je le cherche. Depuis cinq heures du matin je suis à me creuser la tête, à feuilleter et à refeuilleter mes paperasses dans le potager de l'auberge.

DERVILLE

Eh bien ! ce moyen ?

PAVARET.

Oh ! il est sûr , et la partie adverse n'aura rien à répondre.

DERVILLE. '

La partie adverse!

PAVARET.

Et puis, une péroraison,... une péroraison sublime, dans le genre de Cicéron^pro Milone : « Oh! terram illam beatam quœ hune virum exceperit, ingralam quœ amiserit.... » Cela doit aller au cœur, arracher

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