‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 298 sur 343 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

402 LE COLLATERAL.

MONTRICHARD

Il vient peut-être réclamer quelques droits à la succession.

LASAUSSAYE.

Des droits à la succession ! c'est un fripon , qui a pris ce nom-là.

MONTRICHARD

Son ami a l'air d'un honnête garçon ; il ne faut pas être si prompt à juger les gens.

LASAUSSAYE.

J'en conviens avec vous, docteur; mais convenez aussi que si ce nouveau venu arrive précisément pour prendre sa part de la succession , il aurait tout aussi bien fait de rester dans son Amérique.

Permettez : je ne me trompe guère en physionomie, et l'homme qui nous quitte a une figure si simple , si innocente!... Ah! l'on ne m'attrape pas aisément ; je suis fin.

LASAUSSAYE.

Et moi je ne suis pas endurant; et s'il s'avise de raisonner, je vous aurai bientôt fait sauter par les fenêtres le prétendu cousin d'Amérique.

MONTRICHARD

Doucement, doucement, monsieur de Lasaussaye ; les voilà. Que je suis enchanté que cette scène se passe ici! je saurai modérer cette fougue de jeunesse. Il ne faut pas être emporté comme cela.

LASAUSSAYE.

Les voilà , j'en suis charmé; nous allons voir si.... {Apercevant De/ville.) Ah! diable! il ne m'avait pas dit que c'était un militaire.

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