SCÈNE X
MONTRICHARD, PAVARET, DERVILLE,
Je ne vous ai pas fait attendre , j'espère ; ce matin
4i4 LE COLLATÉRAL,
j'avais parcouru tous les papiers de mon oncle, et je savais bien que je trouverais.... Allons au fait; car j'ai laissé chez mon oncle deux ou trois de ses amis intimes , à ce qu'ils disent , qui viennent me demander de l'argent qu'il leur devait , à ce qu'ils disent encore ; et le juge de paix qui m'attend pour ses opérations.
PAVARET.
Oh! il ne faut pas que cela vous gêne; mon client se chargera d'arranger tout cela quand il sera reconnu héritier.
LASAUSSATE.
Non je veux lui laisser l'héritage dégagé de toute espèce d'embarras.
PAVARET.
Et comme nous serons peut-être forcés de faire apposer de nouveau les scellés....
derville, a part.
Je ne sais , son air goguenard ne me présage rien de bon.
M ONT RICHARD
Eh bien! qu'avez -vous trouvé dans les papiers de votre oncle?
LASAUSSAYE.
La preuve que ces messieurs ont dit vrai ; oh ! je suis forcé d'en convenir.
MOJYTRICHARD.
Il en convient.
PAVARET.
Là , voyez-vous ?
derville, a Pavaret.
Aurions-nous rencontré juste , par hasard , en voulant le tromper ?