‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 315 sur 343 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

MAGDELON

Oh! que non; dans un bel équipage, avec deux femmes-de-chambre , dont une négresse ; comme aussi le nègre en courrier qui était venu un quart - d'heure auparavant retenir notre plus bel appartement et nos meilleurs lits ; et , en passant , j'ai donné le mot au garçon d'écurie ; il va lui faire remarquer une berline sous la remise , et sur la porte un nègre , musicien de ce régiment qui prend l'étape à Joigny ; ce sera la voiture , ce sera le laquais de madame.

MADAME SAINT-HILAIRE

Des voitures! des laquais! et je suis arrivée par la diligence.

PAVARET.

Cela ne nous coûte rien à nous autres auteurs et comédiens.

MAGDELON

Cependant, grâce à quelques mots de douceur à mon André, je vous ai ménagé un rendez -vous avec la nièce du docteur , mon officier : on vous attend.

PAVARET.

Allons , mon ami , de concert avec la belle , précipite-toi aux genoux du docteur. Les grands sentiments , la passion, tes lettres de recommandation, tes espérances de fortune , de grands compliments sur son mérite ; invite-le à souper pour ce soir : tous les médecins sont gourmands. Vous, belle dame, à votre toilette; le demi - deuil , le négligé galant , les grands airs , la coquetterie, le petit air américain au signal convenu. Vous , petite , vous commencez l'attaque ; je vous ai fait votre leçon.

MAGDELON

Soyez tranquille ; j'en ai attrapé de plus fins que

Zp6 LE COLLATÉRAL.

Lasaussaye. Le voici, entrez dans ce cabinet; monsieur l'officier trouvera un escalier dérobé qui conduit dans la rue.

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