‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 51 sur 343 · ACTE II, SCENE XVI. Gî · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XVI. Gî

FLGRIMON.

Maître Jolivet , je ne cloute pas que eette histoire ne fasse beaucoup de plaisir à ces dames.

JOLIVET

Un plaisir d'autant plus grand, que ces dames connaissent le personnage.

FLORIMON.

Mais je crois qu'elle fera beaucoup plus d'effet après la signature du contrat.

MADAME DERCOUR.

Oui , mon voisin , il a raison , asseyez- vous.

JOLIVET

Eh bien, soit; puisque vous le voulez , ne perdons pas de temps; car je brûle de vous raconter....

( // s'assied et prend sa plume. ) uorlis,À part.

Ah ! je respire.

florimon, h part.

Le voilà en besogne enfin.

JOLIVET

Or çà , pour commencer , les noms du futur ?

DOKLIS.

Charles-François.

JOLIVET

Ah! vous vous appelez Charles; je m'appelle Charles aussi, moi. Charles-Nicolas Jolivet.

SOPHIE

C'est fort intéressant à savoir.

DORL1S.

Charles-François Dorlis.

JOLIVET

Dorlis ! seriez-vous parent d'un certain Dorlis qui

était orfèvre à Paris sur le quai des lunettes, et dont le grand-père fut éclievin ?

DORLIS.

C'était mon oncle.

JOLI VET

C'était votre oncle. Comment se porte-t-il?

DORLIS.

Voilà huit ans qu'il est mort.

En vérité ! ce pauvre cher homme ! ce que c'est que de nous! Le bon vin qu'il nous fit boire un certain jour que nous dînâmes chez lui à la suite d'un inventaire ' Vous êtes donc dans Paris?

DORLIS.

Oui.

jolivet, a madame Dercour.

J'ai cru que votre gendre venait de Moulins ?

FLORIMON.

D'abord ; mais nous avons changé tout cela.

JOLIVET

Ah ! fort bien , je comprends : ah ! vous êtes de Paris ? Je connais Paris , moi , j'y ai demeuré trois ans ; mais il y a long-temps que je l'ai quitté : dites-moi un peu , ce pont auquel on travaillait il y a dix ans est-il achevé ?

FLORIMON.

Oui , le pont est achevé ; mais votre contrat ne l'est pas encore à beaucoup près.

JOLIVET

J'y suis. Cela doit faire un beau morceau,

DORLIS.

Superbe; mais votre contrat?

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