‹ Œuvres de L.B. Picard (volume 4)Chapitre 90 sur 343 · ACTE I, SCENE VIL n · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIL n

FLORIDOR

Eh bien ! répétons-le , en attendant que notre cheval soit prêt.

BELLEROSE

Ici?

FLORIDOR

Pourquoi pas ! voilà justement la décoration qui nous convient. C'est le moment où le capitaine des voleurs attaque un jeune homme à l'entrée de la forêt.

BELLEROSE

Oui , je fais le capitaine.

FLORIDOR

Moi , le jeune homme.

ROQUEBRUNE

Et Ragotin et moi, nous figurerons les voleurs.

RAGOTII.

Bon ! Allons , y êtes-vous , petit souffleur ?

LE SOUFFLEUR

Ya.

FLORIDOR

Comment diable peut-on s'aviser de se faire souffleur de comédie française quand on est Allemand ?

LE SOUFFLEUR

C'est égal ; moi, pas manquer à la réplique : tarteifle!

bellerose , tirant un pistolet de sa ceinture. La scène commence par un coup de pistolet.

MADAME BEAUVAL

Prenez garde à votre pistolet.

BELLEROSE

N'ayez pas peur , il n'est pas chargé , et d'ailleurs je tire en l'air.

( II tire y le coup part. )

u6 LES COMÉDIENS AMBULANTS.

gervais, dans la vieille chapelle, se réveillant. Ah ! mon Dieu ! qu'est-ce que c'est que ça ?

BELLEROSE

Ma foi, il était chargé; mais c'est égal. ÇA Ragotin.) Va rassurer le charretier que le coup peut avoir effrayé, et commençons.

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