ACTE II, SCÈNE IL ia
ROQUEBRUNE
Pour moi, ce qui m'en plaît, c'est la source féconde, Où nous allons puiser désormais les ducats *.
ROSALINDE
Ah ! je pourrai donc enfin retirer les bijoux que j'ai laissés en gage au Lombard de Montargis.
MADAME BEAUVAL
Et moi , je pourrai donner un doliman à ma fille , et elle ne jouera plus Palmire en robe-de-chambre.
ROQUEBRUTfE.
C'est dans ce faubourg.
FLORIDOR
Nous avons déjà loué.
LALRETTE.
C'est l'église des Capucins.
BELLEROSE
Ah ! ah !
FLORIDOR
Pourvu que le cher Ragotin n'y ressuscite pas les capucinades , en nous faisant jouer ses pièces.
RAGOTIN
Ne plaisantez pas. Mes drames sont de véritables sermons, je m'en vante.
FLORIDOR
Aussi l'on y bâille d'une force. En vérité , cher amateur, puisque tu te mêles d'écrire, tu devrais bien au moins suivre mes avis en faisant tes pièces. Ecoutez , écoutez tous; car ces conseils ne peuvent que vous être utiles.
* Vers de la Métromanie ,