‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 135 sur 861 · VIII. — Adverbe · texte numérisé non relu

VIII. — Adverbe

Vovez, au Lexique, les articles Où, Tout, V; et ci-dessus, III^ 5°, p. xxxix et XL, ComparatiJ.

Emploi, construction, omission des négations :

L'on me dit tant de mal de cet homme, et j'y en vois si peu, que je commence à soupçonner qu'il n'ait un mérite importun qui éteigne celui des autres. (1, 3i3.)

i\'e parlez pas à un grand nombre de bourgeois ni de guérets, ni de baliveaux. (I, 295.)

Pas a été supj)riiiié dans la 9" édition.

Des gens qui ne savent />aj discerner ni votre loisir ni le temps de vos affaires. (I, 41 •)

Ni ce que nous appelons la politesse de nos mœurs, ni la bienséance de nos coutumes, ni notre faste, ni notre magnificence ne nous préviendront pas davantage contre la vie simple des Athéniens que contre celle des premiers hommes. (I, 26.)

Ne faire sa cour à personne, ni attendre de quelqu'un qu'il vous fasse la sienne, douce situation! (II, 122.)

Ceux qui sont éloignés des mines ne les fouilleront pas, ni ceux qui habitent des terres incultes et minérales ne pourront pas en tirer des fruits.

Il y a des gens a qui ne connoître point le nom et le visage d un homme est un titre pour en rire. (I, 3 11.)

Un grand éloignement pour la raillerie piquante, ou assez de raison j)Our ne se la permettre ^0(«/. (I, 388.)

On languit, on sèche de les voir danser et de ne (\;\nser point. (II, 247.)

Voulez-vous être rare? Rendez service à ceux qui dépendent de vous : vous le serez davantage par cette conduite que par ne vous ^a^ laisser voir. (I, 248.)

Vous êtes blanchi depuis deux jours que je ne vous ai pas vu. (I, 37.)

11 ne da\gnc pas attendre personne. (I, 65.)

Il les a loués (mes ouvrages) modestement en ma présence, et il ne les a pas loués depuis devant personne. (I, 119.)

Vous ne me \ugez pas digne d'aucune réponse. (II, 246.)

A< les troubles, Zénobie, qui agitent votre empire, ni la guerre que vous soutenez.... ne diminuent rien de votre magnificence. (I, 270.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. lui

Les chambres assemblées.... «'offrent point aux yeux rien de si grave.

Il faut paroitre accablé d'affaires, froncer le sourcil, et rêver a rien trèsprofondément. (I, 278.)

De l'impertinent ou du diseur de rien. (I, Sg.)

Il fait marner sa terre, et il compte que de quinze ans entiers il ne sera obligé de la fumer. (II, 69.)

Il est.... incapable d'affaires ; je ne lui confierois l'état de ma garderobe. (II, 84.)

Maître Olivier, ne manquez, sitôt la présente reçue, de m'envoyer ma provision de foin. (II, 10.)

Il est étonnant que dans ce premier âge les femmes ou le vin «'aient plus tôt rompu son entreprise. (II, 121.) — Editions i-4 : « «'aient pas plus tôt rompu. »

Afin que nul du moins lui soit contraire. (I, SaS.)

De ce que je pense je n'infère pas plus clairement que je suis esprit, que je conclus de ce que je fais, ou ne fais point, selon qu'il me plaît, que je suis libre. (II, 274.)

On ne peut mieux user de sa fortune que fait Périandre. (I, 25 r.)

11 n'a pas plus dépendu de moi de me le donner une première fois, qud dépend encore de moi de me le conserver un seul instant. (II, 255.)

Personne n"a tiré d'une destinée plus quil a fait. (I, 335.)

On les sent (certains biens) plus tranquillement qu'on ne l'eût pensé; on en jouit moins que Von aspire encore à de plus grands, (II, 22 •, voyez. ibidem .1 note i.)

On a moins d'ardeur et d'impatience de se voir habillé de pourpre, qull en avait de porter une croix d'or sur sa poitrine. (I, 3i8.)

Afin que nul du moins lui soit contraire. (I, 323.)

Qui pourroit douter qu^il soit homme de bien, si ce n'est peut-être ses créanciers? (II, 49-)

Page 1