‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 279 sur 861 · CONTRAINDRE · texte numérisé non relu

CONTRAINDRE

L'extrême violence que chacun se fait à contraindre ses larmes. (I, 187.) II.... contraint son humeur,... parle, agit contre ses sentiments. (I, 298.) La pruderie contraint l'esprit, ne cache ni l'âge ni la laideur; souvent elle les suppose. (I, 186.)

CONTRAIRE À; contraire, substantivement :

Tantôt il réunit quelques-uns qui étoient contraires les uns aux autres, et tantôt il divise quelques autres qui étoient unis. (I, SyS.)

Celui qui écoute s'établit juge de celui qui prêche, pour condamner ou pour applaudir, et n'est pas plus converti parle discours qu'il favorise que par celui auquel il est contraire. (II, 220.)

Le dédain et le rengorgement dans la société attire précisément le contraire de ce que l'on cherche, si c'est à se faire estimer. (I, 235.)

Il ne faut presque rien pour être cru fier.... méprisant... : il faut encore moins pour être estimé tout le contraire. (I, 228.)

Le joli,... le merveilleux ont été employés à son éloge; et tout le contraire a servi depuis pour le ravaler. (I, 336.)

La vanité se cache souvent sous les apparences de son co/i//-a»e. (II, 3i.)

N'essayer des richesses, de la grandeur, des plaisirs que pour les voir

changer..., par la révolution des temps, en leurs contraires. (II, 25o.)

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