L.\ Bruyèrk. m
C'est une goutte d'eau que vous puisez du Tibre. (I, i57.)
Cet homme que je souhaitois impatiemment, et que je ne daignois pas espérer de aiotre siècle, est enfin venu. (II, 221.)
[Il] crie, se désespère, étincelle des yeux. (II, 4-)
Rien n'est bien d'un homme disgracié. (II, ii5.)
Les ramener à leurs devoirs par des choses qui soient de leur goût et de leur portée. (I, 10.)
La nécessité de rendre compte l'intéressera beaucoup à bien étudier et me sera de quelque soulagement. (II, 497-)
Que seroit-ce de vous et de lui , si quelqu'un ne survenoit heureusement pour déranger le cercle, et faire oublier la narration? (I, 220.)
Il faut convenir que nous jouons d\\n grand bonheur. (I, Sji.)
La physionomie n'est pas une règle qui nous soit donnée pour juger des hommes. (II, 94; voyez II, gS, n. 3y.)
Il n'y a personne au monde si bien liée avec nous de société et de bienveillance (I, 265.)
Toute l'attention pour la vérité dont je suis capable, et qu'il (le public) mérite de moi. (I, io5.)
Se faire payer quatre fois des mêmes obsèques. (II, 175.)
Il ne pleure point la mort des autres, n'appréhende que la sienne,
qu'il raclïèteroit volontiers de l'extinction du genre humain. (II, 56.)
Un coquin.... est perdu de réputation. (I, 45.)
Chagrin contre le siècle, médiocrement prévenu des ministres et du ministère. (ï, 274 et note 3.)
S'il est prié ^'un repas, il demande en entrant à celui qui l'a convié où sont ses enfants. (I, 44-)
Sa coutume est de charger son valet de fardeaux..., et de lui retrancher cependant de son ordinaire. (I, 58.)
Les poiriers rompent de fruit cette année. (II, i36.)
On est destiné à souffrir des grands et de ce qui leur appartient. (I, 35o; voyez I, 169, n. 44-)
Tant que l'amour dure, il subsiste de soi-même. (I, 199.)
Ceux avec qui il sympathise de mœurs et de sentiments. (I, 85.)
Il a tiré cet homme des ennemis. (I, 83.)
Dans les trois premières éditions : « des mains des ennemis ».
[Ils] s'écartent des règles..., toujours sûrs et confirmés par le succès des avantages que l'on tire quelquefois de l'irrégularité. (I, i47-)
b) Devant des infinitifs :
Les personnes qu'ils ont commencé de connoître dans ce temps leur sont chères. (II, 52.)
Quelqu'un vient d'être condamné en justice de payer pour un autre, pour qui il s'est obligé. (I, 59.)
Le peu que l'on consent de lui donner. (I, 375 ; voyez I, 35, /. 23; I, 69, /. 17.)
Continuez «/'écrire. (11,86-, voyez 1,66, l. 20; I, 338, L 3; II, 252,/. i5.)
Montrant à ceux qu'il rencontre ce qu'il vient d'acheter, il les convie en riant ^'en venir manger. (I, 57.)
Elles désirent de plaire. (I, 172.)
Voyez 1, 197, l. 4; I, 255, l. i; I, 271, l. 12; I, 36o, /. 6; II, 126, /. 6.
Qu'on ne se hasarde plus de me dire.... (II, 86 ; voyez I, 69, /. 19.)
Ils n'hésitent pas de critiquer des choses qui sont parfaites. (II, 68; voyez II, 199, /. I.)
Accablés de procès.... qui les obligent de comparoître. (I, 47.) . Voyez I, 57, t. 4; I, 88, l. 5; I, 375, /. 10; II, i38, /. 14.
Personne à la cour ne veut entamer; on s'offre ^appuyer. (I, Sog.) Ils (les chanoines) se lèvent tard, et vont à l'église se faire payer t^'avoir dormi. (II, 177.)
Ils se persuadent r^être quittes par là en leur endroit de tous les devoirs de iamitié. (I, Sog.)
Je préférerois de prononcer le discours funèbre de celui à qui je
succède, plutôt que tfV me borner à un simple éloge de son esprit. (II, 466.) Télèphc a de l'esprit, mais dix fois moins, de compte fait, qu'il ne présume </'en avoir. (II, 65.)
Il faudroit se résoudre de vivre comme l'on veut mourir. (II, 240.)
Il éclate de rire ^'y voir (dans son armoire) son chien, qu'il a serré pour sa cassette. (II, 10.)
Il s'est étouffé de crier après les chiens qui étoient en défaut. (I, 283.)
Ces hommes relèvent l'importance de cette conquête..., exagèrent....
le péril et la honte qui suivoient de s'en désister. (II, 119.)
c) Après des passifs, au sens de par :
Une femme opulente et accablée du superflu. (I, 181.)
La mode..., aidée du temps et des années. (II, i5o.)
Ces hommes saints qui ont été autrefois blessés des femmes. (I, 182.)
Il se trouva un certain jour à la tranchée..., sans être de garde ni commandé-, et.... il en fut repris de son général. (II, 33.)
Cette égalité réduit les hommes à se servir eux-mêmes, et à ne pouvoir être secourus les uns des autres. (II, 276.)
Voyez I. 63, l. 6; II, 36, n. 75; II, 6i, /. lo; II, 88, l. dern.; Il, 122, l. i; II, 123,
4" De, où, souvent aujourd'hui, nous emploierions plutôt d'autres prépositions ou locutions pre'posirives (voyez ci-dessus, lî^èetc) : Celui qui a intérêt de le supprimer (un testament). (II, 190 ; voyez
II, 498, l- 6.)
Il y avoit à gagner de dire « si que » pour « de sorte que ». (II, 212.) Une certaine paresse qu'on a de parler. (I, 219.)
Bernin n'a pas.... traité toutes ses figures ^une égale force. (II, 445.) Ses vers, forts et harmonieux, faits t/e génie. (II, 4fii; voyez II, 463, /. 9.) L'usai;e a préféré.,.. « armée » à 0 ost », « monastère» à « monstier »,..,
mots qui pouvoient durer ensemble ^'une égale beauté. (II. 214.) [Ils] vont à la charrue et labouient de bon courage. (II, i32.) Des dés qu'ils font faire (/'os de chèvre. (I, 45; voyez I, 75, /. 16.) Vous voyez des ^ens qui entrent sans saluer que légèrement, qui mar-
client des épaules, et qui se rengorgent comme une femme. (I, 3o2.) Celui-là est regardé de tous avec curiosité, onlc montre du doigt. (I, 309.) On Ta vu une fois heurter du front contre celui d'un aveugle. (II, 7.) Certains particuliers,... riches du négoce de leurs pères-..., se moulent
sur les princes. (I, 283.)
Eustrate, assis dans sa nacelle..., avance c^'un bon vent. (II, i45.) Ceux qui d\\w vol libre et r/'une plume légère se sont élevés à (juelque
gloire par leurs écrits. (Il, 443.)
Il paroît une nouvelle satire..., (|ui (/'un vers fort et d\\xï style d'airain,
enfonce ses traits contre l'avarice. (II, 444-)
Si elle (sa harangue à l'Académie) n'étoit pas composée d^nn style
affecté..., il ne fauf plus s'étonner qu'elle ait ennuyé Tliéobaldc. (II, 453.) Un homme joue et se ruine : il marie néanmoins l'aînée de ses deux
filles de ce qu'il a pu sa.iver des mains d'un Ambreville. (II, 179.) Il pleure ^un œil, et il rit de l'autre. (I, 324) Une confiance qu'ils ont r/'eux-mêmes. (I, 309.)
Ces enfants drus et forts «?'un bon lait qu'ils ont sucé. (I, 117.)
Je connois !Mopse ^'une visite qu'il m'a rendue. (I, i65.)
Dès l'escalier, je tombe en folblesse d\ine odeur de maroquin noir dont
ses livres sont tous couverts. (II, iSg.)
Il y avoit à gagner de dire « c/e moi », au lieu de c pour moi » ou
de « quant à moi ». (II, 212- voyez ibidem, note 3.)
5° De, sens de sur, au sujet de:
Les ou\Tagcs des mœurs qui réussissent. (II, 444-) — ^^ mœurs, 8^ édit.
Il (Théophraste) a écrit des vents, du feu, des pierres, du miel, etc. (I, 21; voyez I, 9, /. 5; I, 29, /. i; II, 86, /. 16.)
Je continue, selon vos ordres, de vous écrire des études de M. le duc de Bourbon. (II, 484.)
Le contraire des bruits qui courent des affaires ou des personnes est souvent la vérité. (II, gS.)
Des soupçons injustes et qui ne convenoient point aux personnes de qui vous les avez. (II, 5i5.)
L'on ne pense pas toujours constamment ^'un même sujet. (II, 74.)
Je ne dispute point des noms. (II, aSS.)
Qu'entends-je de certains personnages qui ont des couronnes? (II, i33.)
Il prononce d\in mets qu'il est friand. (I, 221.)
Décider souverainement des vies et des fortunes des hommes. (II, 187 ; voyez II, 224, l. 3.)
6° De, qualificatif, équivalant, avec le nom qui le suit, à une sorte d'adjectif :
Les personnes de mérite et de service sont utiles aux grands. (II, 44')
L'homme du meilleur esprit est inégal. (II, 66.)
Ces gens ^'un bel esprit et d'une agréable littérature. (II, 240.)
La politique qui ne consiste qu'à répandre le sang est fort bornée et de
nul raffinement. (I, 363.)
La gloire aime le remue-ménage, et elle est personne d\u\ grand
fracas. (II, i3o.)
Le suisse, le valet de chambre, l'homme de livrée. (I, 349.)
7° De, dans des locutions adverbiales :
Il revient de nuit, mouillé et recru. (I, 282.)
Il faut..,, hasarder quelquefois, et jouer de caprice. (I, 325.)
Télèphe a de l'esprit, mais dix fois moins, de compte fait, qu'il ne présume d'en avoir. (II, 65.)
Il se fait de fête, il faut l'admettre. (I, 342.)
Ils (les prédicateurs) ont toujours, </'une nécessité indispensable et géométrique, trois sujets admirables de vos attentions. (II, 32a.)
Il s'en faut peu que la religion et la justice n'aillent de pair dans la république. (II. 186.)
Cela va du pair avec la crapule. (II, i44)
Plusieurs magistrats.... alloient à pied à la chambre.... Auguste autrefois alloit de son pied au Capitole. (I, 297.)
Une belle arme est une pièce de cabinet..., qui n'est pas</'usage. (I, 187.)
Ce palais, ces meubles vous enchantent et vous font récrier, d'une
première vue, sur une maison si délicieuse. (I, 271.)
Qu'est devenue la distinction des casques et des heaumes?... Il ne s'agit plus de les porter de front ou de côté, ouverts ou fermés, et ceux-ci de tant ou de tant de grilles. (II, i65.)
Voyez VfANiÈRE (De), Moiks (Du). Reste (Di), eic.
8" De, avec ellipse du mot d'où il dépend. Voyez à l'iNTRODucTioîi
GRAMMATICALE, ElUpSC.
çf De, omis :
C'est plus tôt fait de céder ù la nature et de craindre la mort, que de faire de continuels efforts, s'armer de raisons et de réflexions, et être continuellement aux prises avec soi-même pour ne la pas craindre. (II, aS.)
Il lui est arrivé de se trouver.... à la rencontre d'un prince..., se
reconnoître à peine, et n'avoir que le loisir de se coller à un mur. (II, 7.)
Si.... il est permis de faire entre eux quelque comparaison, et les marquer (I, 142.)
10° De, du, des, partitifs:
S'il trouve une barrière de front..., il va à droit ou à gauche, selon
qu'il y volt t/e jour et r/'apparence. (I, a58.)
Ceux qu'on nomme à la cour de petits-maîtres. (I, 280.)
Il se multiplie autant de fois qu'il a de nouveaux goûts et de manières différentes. (II, 6.)
Ceux que l'on choisit pour de différents emplois, chacun selon son géni<^ et sa profession. (I, i5i ; voyez II, 23 1, l. 24.)
[La justice] est de celles que Ion appelle des éternelles vérités. (II,
274 i voyez II, 267, fanante.)
Les princes, sans ^/'autre science ni t^'autre règle, ont un goût de comparaison. (I, 353, variante.)
Voyez Certain ; et à riNTRODocTiON grammaticale, article.
11° De, des, emplois et tours divers:
Il lui reste encore un bras de libre. (II, 44-)
Toutes les heures qu'elle auroit de libres. (II, 492.)
Un peu plus loin (p. 49*^); l'"* Bruyère a écrit : « Le temps que nous avons libre. »
De bien des gens il n'y a que le nom qui vale quelque chose. (I, i5i.)
De ces cinq éloges, il y en a quatre da personnels. (II, 437-)
Des fables, nous en sommes au huitième livre. (II, 478.)
Il faut définir l'orgueil une passion qui fait que de tout ce qui est au monde l'on n'estime que soi. (I, 80.)
Du même fond dont on néglige un homme de mérite, l'on sait encore admirer un sot. (II, 97.)
Il ne faut rien de moins dans les cours qu'une vraie et naïve impudence pour réussir. (I, 3i3.)
Il entre dans le secret des familles; il est de quelque chose dans tout ce qui leur arrive de triste ou d'a\antageux. (I, 342.)
L'éloquence de la chaire, en ce qui y entre d'humain et du talent de l'orateur, est cachée. (II, 23o.)
Quelle condition vous paroît la plus délicieuse et la plus libre, ou du berger ou des brebis ? (I, 385.)
De savoir quelles sont leurs limites..., ce n'est pas une chose facile. (I, 277; voyez I, 285, /. 7-) . ,
Les grands se piquent d'ouvrir une allée dans une forêt... ; mais t/t' rendre un cœur content, de combler une àme de joie, de prévenir d"e\trèmes besoins ou ^'y remédier, leur curiosité ne s'étend point jusque-là. (I, 339.)
Les manières d'un homme empressé sont de j)rendre sur soi l'événement d'une affaire qui est au-dessus de ses forces. (I, 61.)
Quel — délire au grand, au sage, au judicieux Antonin, de dire qu'alors les peuples seroieut heureux, si l'empereur philosophoit ! (II, 85.)
On le revoit paroître, avec un visage exténué et d\in homme qui ne se ménage point. (II, 157.)
Vos esclaves me disent que vous êtes enfermé, et que vous ne pouvez m'écouter que f/'une heure entière. (I, 248.)
Ce qu'il y a jamais eu de mieux pensé, de mieux dit, de mieux écrit, et peut-être ^'une conduite plus délicate, ne nous est pas toujours venu de leur fond (du fond des grands). (I, 343.)
De spécifique qu'il (ce remède) étoit contre la colique, il guérit de la fièvre quarte, de la pleurésie, etc. (II, 198.)
J'ai dû ne me pas contenter de peindre les Grecs en général, mais
même de toucher ce qui est personnel. (I, 34-)
Ce dernier de est fautif et à supprimer, quoiqu'il soit dans toutes les éditions anciennes.
1 2" De ce que, de quoi, d'avec :
[II] se plaint de celui qui a écrit ou parlé pour lui, de ce ^i/'il n'a
pas touché les meilleurs moyens de sa cause. (I, 68; voyez II, 12, /. 16.)
Il n'y a guère d'homme si accompli qu'il n'ait de quoi se faire moins
regi-etter. (I, i65; voyez I, 166, /. 2-, I, 176, l. 14.)
Il n'y a personne.... qui ne sorte d'avec lui fort satisfait. (I, 324-)
Discerner les bonnes [mœurs] d'avec les mauvaises, et démêler dans les hommes ce qu'il y a de vain d'avec ce qu'ils jieuvent avoir de bon. (I, 12.)
Ne pas faire la différence de l'odeur forte du thym ou de la marjolaine d'avec les parfums les plus délicieux. (I, ^i.)
On ne sait pas la distance d'une étoile d'avec une autie étoile. (TI, 264.)
Voyez Ij 295, /. i4; I, 353, /. 7.
DE, à jouer. (I, 22, /. 27.)
DÉBARQUER, au figuré :
Il veut gouverner les grands A peine un grand est-'û débarqué
(arrivé dans la ville, à la cour), qu'il l'empoigne et s'en saisit. (I, 342.)