‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 410 sur 861 · ÉPROUVER · texte numérisé non relu

ÉPROUVER

Un bon auteur, et qui écrit avec soin, éprouve souvent que l'expression qu'il cherchoit depuis longtemps sans la connoître, et qu'il a enfin trouvée, est celle qui étoit la plus simple. (I, 118.)

EPUISER, ÉPUISER DE, s'épuiser, au figuré :

Un prédicateur devroit faire choix dans chaque discours d'une vérité unique..., la manier à fond et Yépuiser. (II, 235.)

Ceux qui ne font pas un siège, mais qui y assistent, ont bientôt

épuisé leur curiosité. (II, 1 18.)

Celui qui a eu l'expérience d'un grand amour néglige l'amitié ; et celui qui est épuisé sur l'amitié n'a encore rien fait pour l'amour, (l, 200.)

On l'a vue (la guerre) épuiser les familles ^'héritiers. (1,367.)

Je voudrois qu'on ne fit mention de la délicatesse, de la propreté et de la somptuosité des généraux qu'après n'avoir plus rien à dire sur leur sujet, et s^étre épuisé sur les circousta.ices d'une bataille gagnée. (II, 196.)

EPURER, ÉPURÉ DE, an figuré :

Le manque d'appui et d'approbation non-seulement ne lui nuit pas (à la vertu), mais il la conserve, ï épure. (II, i43.)

La première source de tout le comique : je dis de celui qui est épuré des pointes, des obscénités, des équivoques, etc. (I, i5.)

Page 1