‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 421 sur 861 · ÉTONNER · texte numérisé non relu

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LesgrancleschoseseVo««e«<, et les petites rebutent. (II, 74, voy.I, aS,/. 3o.)

ÉTOUFFER DE ; s'étouffer de :

Combien de gens vous étouff't'nt de caresses dans le particulier qui

sont embarrassés de vous dans le public. (I, Sog.)

Il s^est étouffé de crier après les chiens qui étoient en défaut. (I, 283.)

ETOURDIR de ; s'f'tourdir ; s'f'tourdir de :

Ils vous étourdissent de coiirtines et de chemin couvert. (II, 119.)

Il se déconcerte, il s'étourdit : c'est une courte aliénation. (I, 3 17.) Il s'étourdii moins du poste qu'il occupe qu'il n'est humilié par un plus grand qu'il ne remplit pas. (I, i55.)

ETRANGE, étonnant, en bonne part :

Je vous annoncerois d'étranglés progrès. (II, 480 ; voyez I, 342,/. i.)

ETRANGER, ère, adjectif; étranger, substantivement :

L'on écarte tout cet attirail qui t'est étranger, pour pénétrer jusques à toi, qui n'es qu'un fat. (I, 160.)

Il y a des vices que nous apportons en naissant ; il y en a d'autres que l'on contracte, et qui nous sont étrangers. (II, 17.)

Ils (les hommes) aiment (pour leur portraits) des attitudes forcées ou immodestes, une manière dure, sauvage, étrangère, qui font un capitau d'un jeune abbé,... une Diane d'une femme de ville. (II, 149)

Tout est étranger dans l'humeur, les mœurs et les manières de la plupart des hommes. (II, 18.)

Une physionomie confuse, embarrassée dans une épaisseur de cheveux étrangers. (I, 328.)

Sur l'argent qu'il aura reçu de quelques étrangers pour leur louer des places..., il trouve le secret d'avoir sa part franche du spectacle. (I, 53.)

ETRE, verbe substantif ou attributif :

Les jeter dans le parti de continuer d'être ce qu'ils sont, et de vous laisser tel que vous êtes. (I, 338.)

Qui a vu la cour a vu du monde ce qui est le plus beau, le plus spécieux et le plus orné. (I, 337.)

Entrer et perdre dans ces maisons est une même chose. (I, 269.)

C'a été autrefois mon entêtement, comme il est le vôtre. (I, 242.)

La matière a-t-elle dans son fond une idée aussi pure qu'est celle

de l'esprit? (II, 256.)

L'envie est quelquefois séparée de la jalousie : comme est celle

qu'excitent dans notre âme les conditions fort élevées au-dessus de la l'être. (II, 41.)

«Ji»o belle arme.... est une pièce de cabinet..., qui n'est jjas d'usage. (I, 187.)

Il semble que le héros est d'un seul métier, qui est celui de la guerre, et que le grand homme est de tous les métiers. (I, 161.)

Il se trouva.... à la tranchée,... sans être de garde ni commandé. (II, 33.) ^ ^ '

Les manières d'un homme empressé sont de prendre sur soi l'événement d'une affaire qui e^< au-dessus de ses forces. (I, 61.)

Un Pamphile, en un mot, veut être grand, il croit l'être; il ne l'est pas, il rst d'après un grand. (I, 357.)

Etre avec des gens qu'on aime, cela suffit. (I, 202.)

Des courtisans qui parlent, qui rient, et qui sont à la chapelle avec moins de silence que dans l'antichambre, (II, i55.)

i.',4 LEXIQUE DE LA LANGUE [ÊTR

Un grand causeur..., s'il est sur les tribunaux, ne laisse pas la liberté de juger. (I, 49.)

Télèpbe a de l'esprit, mais dix fois moins qu'il ne présume d'en avoir : . . . il n'est donc jamais dans ce qu'il a de force et d'étendue. (II, 65.)

Eumolpe a eu un père qui s'étoit élevé si haut, que tout ce qu'il

a pu souhaiter..., c'a éié de l'atteindre; et il l'a atteint. Étoit-ce dans ces deux personnages éminence d'esprit, profonde capacité ? étoit-ce les conjonctures? (I, 272.)

Parler et offenser, pour de certaines gens, est.... la même chose. (I, 226.)

La gloire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire ; et de quelques autres, cest de n'écrire point. (I, i47-)

Cest à leurs parents à en prendre soin. (I, 32 2.)

Le meilleur de tous les biens,... cest le repos, la retraite et un endroit qui soit son domaine. (I, Saô.)

L'occasion prochaine de la pauvreté , cest de grandes richesses. (I, 261.)

Il dit et il fait mieux qu'il ne sait; ce sont en lui comme deux âmes qui ne se connoissent point. (II, 102.)

Qui sait parler aux rois, cest peut-être où se termine toute la prudence et toute la souplesse du courtisan. (I, 829.)

Les Altesses à qui je suis seront informées de tout ce que vous avez fait pour moi. (II, 5i3.)

Goûtez bien cela; il est de Léandre, et il ne me coûte qu'un grand merci. (I, 194.)

Il faut avoir trente ans pour songer à sa fortune ; elle n'est pas faite à cinquante; l'on bâtit dans sa vieillesse, et l'on meurt quand on en est aux peintres et aux vitriers. (I, 269.)

La lune n'achève par jour que cinq cent quarante mille lieues : ce

n'est par heure que vingt-deux mille cin([ cents lieues. (II, 259. 1

Il lui faudra quarante-un mille six cent soixante-six jours, qui sont

plus de cent quatorze années, pour faire ce voyage. (II, 261.)

C'est une grande question s'il s'en trouve de tels (des athées) ; et quand il serait ainsi, cela prouve seulement qu'il y a des monstres. (II, 242.)

Que serait-ce de vous et de lui, si quelqu'un ne survenoit heureusement pour déranger le cercle, et faire oublier la narration? (I, 220.)

Etre, absolument, exister :

Il y a quarante ans que je n étais point, et qu'il n'étoit pas en moi de pouvoir jamais être. (II, 2 52.)

Il y a cent ans qu'on ne parloit point de ces familles, qu'elles n étaient point. (I, 272.)

La modestie n'est point. (II, 84.)

L'athéisme nest point. (II, 242.)

Il y a un temps où la raison n'est pas encore, où l'on ne vit qu» par instinct. (II, 26.)

La guerre a pour elle l'antiquité ; elle a été dans tous les siècles.

Toutes les occasions de vaincre qui se sont offertes, il les a embrassées ,

et celles qui n étaient pas, sa vertu et son étoile les ont fait naître. (I, 162.)

L'on aimeroit qu'un bien qui n'est plus pour nous ne fût plus aussi pour le reste du monde. 'II, 5i.)

Une puissance tr's-absolue,... qui ùte cette distance infinie qui est quelquefois entre les grands et les petits. (I, 391.)

L'éloquence profane est transposée pour ainsi dire du barreau,... ou elle n'est plus d'usage, à la chaire, où elle ne doit pas être. (II, 220.)

Le sage qui n'est pas, ou qui n'est qu'imaginaire, se trouve.... au-des-

EVA] DE LA BRUYÈRE. i45

sus de tous les événements... : pendant que l'homme qui est en effet sort de son sens. (II, 40

Être, suivi d'un substantif sans article :

Ils sont gens à belles aventures. (I, 282.)

La gloire aime le remue-ménage, et elle est personne d'un grand fracas. (Il, i3o.)

Les coureurs n'ont pu discerner si ce qu'ils ont découvert à la campagne sont amis ou ennemis. (I, 82.)

Le sot est automate, il est machine, il est ressort. (II, 66.)

La terre entière n''est pas espace par rapport à cet éloignement. (II, 268. J

La moquerie est souvent indigence d'esprit. (I, 235.)

Tout est tentation à qui la craint. (I, 180.)

La faire attendre (la justice), c'est injustice. (II, 112.)

C'est rusticité que de donner de mauvaise grâce. (I, 3i5.)

C'est médisance, c'est calomnie. (II, 444-)

Si la noblesse e^^ vertu, elle se perd par tout ce qui n'est pas vertueux. (11,^169.)

Etre, substantivement :

Il doit son être et sa conservation à une nature universelle. (IT, -253.)

Voyez II, 256, n. 40 ; II, 267, l. 27.

Garder sa place soi-même..., savoir les e^/'ej de la chapelle savoir où

l'on est vu et où l'on n'est pas vu. (II, i5i ; voyez ibidem^ note 2.)

ÉTROIT, au figuré :

[II] entretint toujours un commerce étroit avec ce philosophe. (I, 19.)

Je me fais un devoir étroit.... de les avancer tous deux. (II, 5oo.)

ÉTROITEMENT, au figuré :

Les choses que nous sommes étroitement obligés de faire. (II, 48.)

ETUDE, sens divers :

Hermippe est l'esclave de ce qu'il appelle ses petites commodités.... Il s'en fait une étude. (II, ig6; voyez II, 202, l. 8, et ibidem^ note r, une variante fautive.)

Il n'y a si vil praticien qui, au fond de son étude sombre et enfumée..., ne se préfère au laboureur. (I, 29$.)

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