‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 467 sur 861 · FORTUNE · texte numérisé non relu

FORTUNE

Un grand donne plus à la fortune lorsqu'il hasarde une vie destinée à couler dans les ris..., qu'un particulier qui ne risque que des jours qui sont miséiables. (I, 352.)

Souvenons-nous do ces jours tristes que nous avons passés dans l'agitation et dans le trouble, curieux, incertains quelle fortune auroient couru un grand roi (Jacques II), luie grande reine. (II, 468.)

L'on expose sur une carte ou à la fortune du dé la sienne propre. (I, 270 -, voyez I, 268, n. ^3.)

La fortune d'un roi est de gagner des batailles. (II, 4/0-)

Qui pourroit rendre raison de la fortune de certains mots et de la proscription de quelques autres? (II, 2o5.)

Il a exercé, dans l'une et l'autre fortune^ le génie du couitisan, qui a dit de lui plus de bien peut-être et plus de mal qu'il n'y en avoit. (I, 336.)

D'autres ont un seul nom dissyllabe, qu'ils anoblissent par des particules dès que leur fortune devient meilleure. (II, 167.)

Se mettre dans les voies de la fortune. (I, 268.)

Il n'y a rien de pire pour sa fortune que d'être entièrement ignoré. (II, 227; voyez I, 376, /. II.)

On ne vole point des mêmes ailes pour sa fortune que l'on fait pour des choses frivoles et de fantaisie. (I, 209.)

Vous avez des enfants.... cai^ables de soutenir toute votre fortune. (I, 38o.)

Lui seul a fait plusieurs fortunes. (I, 307.)

Il y a plus de risque (à la guerre) qu'ailleurs, mais la fortune y est plus rapide. (II, 227.)

Il faudroit — que ce que nous appelons prospérité et fortune ne fût pas luie apparence fausse. (II, 273.)

Le destin du vigneron, du soldat et du tailleur de pierre m'empêche de m'estimer mallieureux par la fortune des princes ou des ministres qui me manque. (11,64.)

Le prince n'a point assez de toute sa fortune pour })ayer une basse complaisance. (I, 352.)

De là vient peut-être que les fortunes sont si rares. (I, 238.)

Faire fortune. (I, 257, «. 36; I, 258, n. 38.)

Faire sa fortune. (I, 258, /. Q\ I, 260, n. 45; I, 262, n. 5o ; I, 358, /. 4-)

Faire une belle fortune. (I, 263 ; II, 169.)

Voyez I, 24(5, 72. 2, 3 et 6; I, aSi, n. 21; I, 254, n. 25 ; I, 257, n. 35 et 3G ; I, 259, n. 40 et 41; ]j 261, n. 46 et 49; I, 262, n. 5l et 53 ; I, 205, «. 61: I, 266, n. 62 et 68; I, 272, n. 80 et 82;!, 3o3, /. 7 ; I, 3o6, n. 22 .-t 23 ; I, 3o3, n.'-iS ; l, 3ii, n. 34 ; I, 367, l. 2; II, 5l, n. iio.

FOU, folle; fou, substantivement; fou de :

Une harangue folle et décriée. (II, 455.)

Rire des gens d'esprit, c'est le privilège des sots : ils sont dans le monde ce que les fous sont à la cour, je veux dire sans conséquence. (I, 235.)

Ce qu'une marâtre aime le moins..., ce sont les enfants de son mari : plus elle est folle Je son mari, plus elle est marâtre. (I, 232.)

Page 1