GOURMET
Ils se contentent d'être gourmets ou coteaux. (I, 846.)
GOÛT, au propre et au figuré :
Après ce qui lui vient de son cru, rien ne lui paroît de meilleur goût^ que le gibier et les truffes que cet ami lui envoie. (I, 194-)
11 ne s'agit point si les langues sont mortes ou vivantes, mais si
les livres qu'elles ont formés sont d'un bon ou d'un mauvais goût. (11^ 85.)
Il règne ici un hon goût et beaucoup d'intelligence. (II, aSS.)
Il y a dans l'art un point de perfection, comme de bonté ou de maturité dans la nature. Celui qui le sent et qui l'aime a le goût parfait ; celui qui ne le sent pas, et qui aime en deçà ou au delà, a le goût défectueux. Il y a donc un bon et un mauvais goût.^ et l'on dispute des goûts avec foiidement. (I, 116 •, voyez ibidem.^ l. 9 et 11.)
Voudioicnt-ils désavouer leur goût? (II, 454-)
Ce sont dans celui-là (Corneille) des maximes, des règles...; et dans celui-ci (Racine) du goût et des sentiments. (I, 142.)
Les courtisans, à force de goût...^ lui ont applaudi. (II, 221.)
La plupart des livres de ce temjDS qui sont lus avec goût. (II, 244-)
Leur goût^ si on les en croit, est encore au delà de toute l'affectation qu'on auroit à les satisfaire. (II, 68.)
Leurs ouvi'ages sont faits sur le goût de l'antiquité. (I, 118; voyez I, 117, /.i5.)
Ceux-là ont \e goût de dominer et de commander. (I, 33c).)
Les princes ont un goût de comparaison. (I, 353.)
Il me semble qu'il prend quelque goût (à l'histoire). (II, 4^4-)
Ce qui domine en elle, c'est le plaisir de la lecture, avec le goût des personnes de nom et de réputation. (II, 92.)
Il est doux de voir ses amis par guûl et par estime- il est pénible de les cultiver par intérêt : c'est solliciter. (I, 209.)
Une grande reconnoissance emporte avec soi beaucoup de goût et d'amitié pour la personne qui nous oblige. (I, 202.)
Une femme de ville entend-elle le bruissement d'un carrosse qui s'arrête à sa porte, elle pétille de goût et de complaisance pour quiconque est dedans, sans le connoître. (I, 291.)
Il y a un goût dans la pure amitié où ne peuvent atteindre ceux qui sont nés médiocres. (I, 199.)
Je vois bien.... le goût qu'il y a à devenir le dépositaire du secret des familles. (I, 182.)
[Il] a du goût à se faire voir. (I, i55.)
GOUTER, au propre et au figuré; faiiif. goûter, faire goûter à :
II.... cueille artistcment cette prune exquise... :« Quelle chair! dit-il, goûtez-voixs cela? cela est-il divin? » (II, 187.)
Ceux qui commeuçolent à le goûter (ce mets). (I, 221.)
SI on ne goûte point ces caractères, je m'en étonne; et si on les goûte^ je m'en étonne de même. (II, 277-, voyez ibidem., l. dernière.)
(Une [)ersonne) qui nous aime, qui nous goûte. (I, 265.)
Il ne plaît pas, il ji'est pas goûte. (I, 34o.)
Les hommes ne se goûtent qu'à jxine les uns les autres. (II, 75.)
Cet usage.... que je goûte encore moins que celui de se faire payer quatre fois des mêmes obsèques. (II, 174-)
Il (le plénipotentiaire) ose promettre à l'assemblée qu'il fera goûter
la proposition (à sa cour), et qu'il n'en sera pas désavoué. (I, 876.)
La différence des esprits des hommes..., qui fait goûter aux U!is les choses de spéculation et aux autres celles de pratique.... (I, 9.)
L'histoire du nôtre (de notre siècle) fera goûter à la postérité la vénalité
des charges..., la splendeur des partisans (I, 22.)
L'éloignemcnt des temps nous les fait goûter (ces mœurs). (I, 25.)
GOUTTE ; ne voir goutte :
Une goutte d'eau. (II, 268.)
Il ne laisse pas d'être surpris de ne voir goutte. (II, 10.)