‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 503 sur 861 · IGNORER · texte numérisé non relu

IGNORER

Sur ce que vous voulez apprendre d'eux.... ils ignorent le fait et les personnes. (I, 218.)

Ils connoissent le monde.,.*, ils ignorent la nature. (I 295.)

De vastes affiches.... qi:e l'on lit par les rues..., et qu'on ne peut non jdIus ignorer que la place publique. (II, 228.)

Iln'y a rien dejiirepour sa fortune que à'étre entièrement /^«ore. (II, 227.)

IL, ELLE, LE, LA, LES, LUI, EUX, LEUR ( VOyCZ I'InTRODUCTION

GRAMMATICALE, à l'artlclc ProTioms).

1° Emplois divers; rapports et accords remarquables :

Les esprits justes, doux.... non-seulement ne les atteignent pas, ne les admirent pas, mais ils ne les comprennent point. (I, 148.)

Une vaste capacité,.., qui en bannisse (du Royaume) un culte faux, suspect..., s'(7 s'y rencontre. (I, Sgo.)

Il laisse voir en lui quelque peu de sensibilité pour sa fortune. (I, Syô.)

Ils n'ont rien à lui dire (au ministre), et ils lui parlent -, ils lui parlent vme seconde fois : les voilà contents, ils lui ont parlé. (I, 822.)

Chacun, de sa part, fait tout le plaisir et tout l'agrément des sociétés oîi il se trouve. (I, 281.)

Qui ne sait pas..., des misères,.., secrètes qu'i/ peut entreprendre de soulager, ou immédiatement et par ses secours, ou du moins par sa médiation ? (Il, 249.)

Qu'est-ce — que cette pièce de terre ainsi disposée, et où tout l'art d'un ouvrier habile a été employé pour /'embellir? (II, 258.)

Ne s'apercevant point ou de l'excellence de ce qui est esprit, ou de la dignité de l'âme, ils ressentent encore moins combien elle est difficile à assouvir. (II, 288.)

On a inventé — une grande cueillère pour la commodité du service : il la prend, la plonge dans le plat, /'emplit, la porte à sa bouche. (II, 12.)

Ils s'acharnèrent si fort à diffamer cette harangue, en dirent tant de mal et le persuadèrent si fortement à qui ne l'avoit pas entendue,.,, (II, 442,)

Il fait déplier sa robe et la mettre à l'air. (I, 872.)

Quand on excelle dans son art, et qu'on lui donne toute la perfection dont il est capable.... (I, i58.)

D un rang.... et d'une naissance à donner des exemples plutôt qu'à les prendie d'autrui, et à faire les règles plutôt qu'à les recevoir. (I, 338.)

Une troupe de masques entre dans un bal... ; ils ne rendent la main à personne de l'assemblée, quelque digne qu'e//e soit de leur attention. (", 247.)

Il y en a de tels, que s'ils pouvoient connoîlre leurs subalternes et se connoître eux-mêmes, ils auroient honte de primer. (I, 844.)

Ne faut-il pas se faire une plus grande violence, lorsque poussé par

le jeu jusques à une déroute universelle, il faut même que l'on se passe d'habits et de nourriture, et de les fournir à sa famille? (I, 270.)

Il a les yeux ouverts sur tout ce qui vaque, poste, abbaye, pour les demander et les obtenir. (I, 807.)

Deux marchands.... avoicnt chacun une fille unique; elles ont été nourries ensemble. (I, 246.)

Corinne.... J est reçue (clans la chambre de Glycère), et à toutes les heures; on l'embrasse...; on lui parle à l'oreille clans un cabinet où elles sont seules. (I, 192.)

Oseroit-on leur insinuer qu'ils s'éloignent par de telles manières de

la politesse, dont ils se piquent; qu'elle assortit, au contraire, et conforme les dehors aux conditions? (II, 90.)

Si celui c£ui est en faveur ose s'en prévaloir avant qu'elle lui échappe.,., (I, 307.)

Quelle est l'incurable maladie de Théophile ? Elle lui dure depuis plus de trente années, (I, 342.)

Je crus aussi qu'il ne seroit pas inutile de lui distinguer (au public) la première augmentation par une autre (marque) plus simple. (I, iio.)

Je suivrai la méthode de lui faire apprendre les noms par cœur. (II,

[Ce domestique] vole l'argent que son maître lui envoie porter. (II, T94-) Il lui fait ressouvenir qu'il lui a autrefois rendu service. (I, 53.) Il est au guet.... sur toiit ce qui paroît de nouveau avec les livTces de la faveur: ont-zY^ une prétention, il s'offre à eux. (I, 322.)

De telles gens ne sont ni parents ni citoyens : ils ont de l'argent. (I, 264.) Une femme infidèle, si elle est conniie pour telle de la personne intéressée, n'est qu'infidèle : s'il lu croit fidèle, elle est perfide. (I, 177.)

Ces âmes nobles et courageuses.,., que nuls besoins ne peuvent séparer de ceux qu'ils se sont une fois choisis pour amis, (I, 265.)

Personne presque ne s'avise de lui— même du mérite d'un aiUre. (I, i52.)

Entre deux personnes dont l'un a raison et l'autre ne /'a pas.,..

Ni ces roues, ni cette boule n'ont pu se donner le mouvement a eiixmêmes.,.; il y a donc apparence qu'ils sont mus d'ailleurs. (II, 267.) C'est évidemment par mégarde que le masculin est ici employé au lieu du léminin.

Les courtisans n'emploient pas ce c[u'ils ont d'esj^rit pour trouver

les expédients d'obliger ceux de leurs amis qui implorent leur secours, mais seulement pour leur trouver..,, ce qii'ils appellent vme impossibilité de le pouvoir faire. (I, 3og.)

2" //, le, au neutre :

Combler ce que l'on aime, et le rendre si heureux qu'/7 n'ait plus de souhaits à faire. (I, 201.)

Ce qui se mesure, quelc|ue grand qu il puisse être. (II, 262.)

C'a été autrefois mon entêtement, comme il est le vôtre. (I, 242.)

Voilà un homme que j'ai vu quelque part : de savoir où, // est difficile. (I, 285.)

S'il survient un grand événement, il se roidit ou il se relâche selon qu'//(cela) lui est utile ou préjudiciable. (I, 3yy.)

On y remarque (dans les vers de Boileau) une critique sûre, judicieuse et innocente, s'il est permis du moins de dire de ce qui est mauvais qu'// est mauvais. (II, 4^i-)

Goûtez bien cela; // est de Léandre, et // ne me coûte qu'un grand merci. (I, 19^) .... . , .

Epouser une veuve, en bon françois, signifie faire sa fortune ; // n ojicre pas toujours ce qu'i/ signifie. (I, 265.)

C'est une grande question s'il s'en trouve de tels (des athées); et quand il seroit ainsi, cela prouve seulement qu'il y a des monstres. (Il, 242,)

// est vrai, Athènes étoil libre. ([, 26.)

Parler sans cesse à un gi-and que l'on sert, en des lieux et en des temps où // convient le moins. (I, 212.)

Les belles choses le sont moins hors de leur place. (II, 171.)

i88 LEXIQUE DE LA LANGUE [IL

Les enfants des héros sont plus proches de /'être que les autres hommes. (II. 122.)

On obtient; « mais, dit-on, sans /'avoir demandé. » (I, 3i3.)

« Diseurs de bons mots, mauvais caractère : » je le dirois, s'il n'avoit été dit. (I, 33o.)

J'ai diff<-ré à le dire, et j'en ai souffert; mais enfin //m'échappe. (I, iSa.)

Vous dites d'un grand qu'il est prévenant..., et vous le confirmez

par mi long détail de ce qu'il a fait (I, 35 1.)

L'on peut.... envier ou refuser à mes écrits leur récompense : on ne sauroit en diminuer la réputation ; et si on le fait, qui m'empêchera de le mépriser? (II, io8.)

Où la religion a échoué quand elle a voulu /'entreprendre, l'intérêt s'en joue, et le fait sans peine. (I, 327.)

Je /'ai approfondi, je ne puis être athée. (II, 261.)

3" II, avec un verbe impersonnel; il, annonçant un sujet qui suit : Ménalque.... prend sa cassette, en tire ce qu'// lui plaît. (II, 9.) Peut-// briller autre chose dans léglogue qu'un beau naturel? (I, i44-) // s'est trouvé des hommi s qui, etc. (I, 3i5.) // se lit..., dans ce traité des phrases qui ne sont pas achevées. (I, 3i.)

4° Il surabondant. Voyez I'Introduction graîhiaticale. Pléonasme.

5° Le, pronom, omis où nous l'emploierions aujourd'hui : Comme les hommes ne se dégoûtent point du vice, il ne faut pas aussi se lasser de leur reprocher. (I, io5.)

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