‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 570 sur 861 · MARQUE · texte numérisé non relu

MARQUE

Il (le marchand) a des marques fausses et mystérieuses. (I, 260.)

MARQUER ; uiarqué :

Ces deux-ci (ces deux rondeaux), qu'une tradition nous a conservés, sans nous en marquer le temps ni l'auteur. (II, 216.)

Faire le familier (avec un grand), prendre des libertés, marquent mieux un fat qu'un favori. (I, 212.)

Les hommes n'ont point changé selon le cœur et selon les passions ; ils

sont encore tels qu'ils sont marqués dans Théophraste. (I, 26; voyez I,

Leurs yeux, leur démarche, leur ton de voix et leur accès marquent longtemps en eux l'admiration où ils sont d'eux-mêmes. (II, 44-)

D'où vient que l'on rit si librement au théâtre, et que l'on a honte d'y pleurer?... Est-ce une peine que l'on sent à laisser voir que l'on est tendre, et à marquer quelque foiblesse? (I, 137.)

Une vaine affectation de marquer aux autres de la bienveillance par ses paroles et par toute sa conduite. (I, 61.)

Je vous fais mes remerciements très-humbles..,, des bontés que

Votre Altesse daigne me marquer sur cette perte (la perte de ma mère) dans sa dernière lettre. (II, 491.)

On loue les grands pour marquer qu'on les voit de près. (I, 352.)

Souvent.... Us (les vieillards) confondent leurs différents âges; ils n'y

MAUJ DE LA BRUYERE. 221

voient rien qui marque assez pour mesurer le temps qu'ils ont vécu, (II, 26.)

Je voudrois pouvoir louer chacun de ceux qui composent cette Académie par des endroits encore plus marqués. (II, 468.)

Un grand meurt- un autre grand périt insensiblement.... Des circonstances si marquées ne se relèvent point et ne touchent personne.

MARTYR, au figuré :

Tyran de la société et martyr de son ambition. (I, 323.)

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