MONSTRE
C'est une grande question s'il s'en trouve de tels (des athées) ; et quand il seroit ainsi, cela prouve seulement qu'il y a des monstres. (II, 243-) Son choix est fait : c'est un petit monstre qui manque d'esprit. (I, 177.)
MONSTRUEUX, euse :
C'est une chose monstrueuse que le goût et la facilité qui est en nous de
railler les autres-, et tout ensemble la colère que nous ressentons contre
ceux qui nous raillent. (II, 38.)
MONTER, au propre et au figuré; se mo>t"er : Un homme est prêt de partir et àemonter àAns son vaisseau. (I, 72.) [Le couvreur] est.... vain A' avoir monté sur de hauts combles. (I, t56.) C'est beaucoup tirer de notre ami, si ayant monté à une grande faveur, il est encore un homme de notre connoissance. (I, 307; voyez I, 3ir,
Ou la gravité n'est point, ou elle est naturelle-, et il est moins difficile
d'en descendre que d'y monter. (II, 93.)
Le nombre de ceux à qui il a fait ces largesses.... monte à plus de six cents personnes. (I, 79.)
Un homme stupide , ayant..,, calculé avec des jetons une certaine somme, demande à ceux qui le regardent faire à quoi elle .je wo«/e. (I, 6î.)
MONTRE, sens divers ; faire jioxtre de :
Rien ne paroît d'une montre que son aiguille. (I, ZiS.)
Ces figures de carton qui servent de montre à une fête publique. (I, 349-)
Le marchand fait des montres pour donner de sa marchandise ce qu'il y a de pire. (I, 260; voyez ibidem^ note i ; I, 299, n. 12.)
Le nom de ce panégyriste semble gémir sous le poids des titres dont il est accablé.... Quand, sur une si belle montre^ Ton a seulement essayé du personnage, et qu'on l'a un peu écouté, Ton reconnoît qu'il manque au dénombrement de ses qualités celle de mauvais prédicateur. (II, 228.)
Faire montre de son esprit. (II, 235 et 236; voyez I, 77, /. i4-)
MOÎNUME^J^T, objet propre à transmettre un souvenir :
Il lui coupe les cheveux (à son fils), et les dépose dans le temple
comme un monument d'un vœu solennel qu'il a accompli. (I, 73.)
MOQUER (Se) ; se moquer de :
Toute autre (espèce de pruniers) que vous lui nommez le fait sourire et se moquer. (II, 137.)
[Ils] se moulent sur les princes et se ruinent à se faire moquer de soi. (I, 283.)
Elle se moque de se piquer de jeunesse, et de vouloir user d'ajustements qui ne conviennent plus à luie femme de quarante ans. (I, 173.)