‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 707 sur 861 · PROPOSER · texte numérisé non relu

PROPOSER

C'est l'unique fin que l'on doit se proposer en écrivant. (I, io5; voyez!, 5i, /. 22.)

PROPRE, sens divers; propre À, pour; propre, substantivement:

Ce morceau de terre, plus propre et plus orné que les autres terres qui lui sont contiguës. (II, îSj.)

Un importun est celui qui choisit le moment que son ami est accablé de ses propres affaires, pour lui parler des siennes. (I, 69.)

Un homme d'un génie élevé ne fait pas assez de cas de cette espèce

de talent pour faire son capital de létudier et se le rendre propre. (I, 3oo.)

Je me trouve toujours obligé à repasser par tous les endroits de la carte qu'il a déjà vus... : je ne vois point d'autre moyen de lui rendre tout ce\a propre et familier. (II, 49^-)

Vous le verrez aujourd'hui crieur public, demain cuisinier ou brelandier : tout lui est propre. (I, 46; voyez I, 807, n. 16; II, 56, /. 3; II, 58,

Un engagement oh il n'est pas propre. (I, iSy.)

« Âins » a péri : la voyelle qui le commence, et si ^ro^/e ^oMrl'élision , n'a pu le sauver. (II, 2o5.)

Le temps propre pour se mettre en mer. (II, Sog.) Les moyens les plus propres,... pour parvenir à ses fins. (II, laS.) Il n'est propre qu'à commettre de nouveau deux personnes qui veulent s'accommoder, s'ils l'ont fait arbitre de leur différend. (I, 60.)

Ironie forte, mais utile, très-propre à mettre vos mœurs en sûreté. (1, 338.) Une (estampe).... moins propre à être gardée dans un cabinet qu'à tapisser la rue Neuve. (II, i38.)

Cet homme, propre à parer les avenues d'une foire et à être montré en chambre pour de l'argent. (II, i44')

Le cœur ouvert..., et ainsi très-propre à se faire des amis. (I, 389.)

Il se rend maître du plat, et fait son propre de chaque service. (II, 55.)

PROPREMENT, sens divers :

Ce que quelques-uns appellent babil est proprement une intempérance de langtie qui ne permet pas à un homme de se taire. (I, 48.) Ils parlent proprement et ennuyeusement. (I, aaS.)

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