SEXE; LE SEXE
La pratique (de la philosophie).,., est utile à tous les âges, à tous les sexes et à toutes les conditions. (II, 63.)
Certains abbés, à qui il ne manque rien de l'ajustement, de la mollesse et de la vanité des sexes et des conditions.... (II, 170.)
On devroit proscrire de tels personnages..., ou condamner le sexe.... à ne les traiter pas mieux que s'ils n'avoient que du mérite. (I, 291.)
SI, conjonction conditionnelle :
Si j'épouse — mie femme avare, elle ne me ruinera point; si une joueuse, elle jiourra s'enrichir-, si une savante, elle saura m'instruire ; si une prude, elle ne sera point emportée; si une emportée, elle exercera ma patience ; si une coquette, elle voudra me plaire ; si une galante, elle le sera peut-être jusqu'à m'aimer; si luie dévote, répondez..., que doi*je attendre de celle qui veut tromper Dieu? (I, 184.) ^ .S'il habite mie maison dont il paye le loyer, il dit hardiment.... que c'est une maison de famille et qu'il a héritée de son père. (I, 79.)
Il faut que le capital d'une affaire qui assemble les plénipotentiaires.... soit d'une longue et extraordinaire discussion, si elle leur coûte plus de temps..., que le simple règlement des rangs. (I, 373.)
O pâtres!... si les événements ne vont point jusqu'à vous..., recevezmoi parmi vous à manger votre pain noir. (II, 128.)
Quelle vision, quel délire au grand, au sage, au judicieux Antonin, de dire qu'alors les peuples seroient heureux, si l'Empereur phllosophoit, ou j/le philosophe.... venoit à l'Empire! (II, 85; voyezll, 25i,/. r8 et 21.)
C'est beaucoup tirer de notre ami, si ayant monté à une grande faveur, il est encore un homme de notre connoissance. (I, 3o7.)
II me sembloit.... qu'il n'y avoit rien.... qui pût rendre cette Compagnie (l'Académie) plus célèbre, que si au sujet des réceptions de nouveaux académiciens, elle savoit quelquefois attirer la cour et la ville à ses assemblées. (II, 432.)
Si, interrogatif :
Il ne s'agit point si les langues sont..,, mortes ou vivantes, mais si elles sont grossières ou polies. (II, 85.)
C'est une grande question s'il s'en trouve de tels (de tels esprits). (II, 34-2.)
Si nos ancêtres ont mieux écrit que nous, ou si nous l'emportons sur eux..., c'est une question souvent agitée, toujours indécise. (II, 2i5.)
Je demande : la pitié, la libéralité, la magnificence, sont-ce les vertus d'un homme injuste? ou plutôt si la bizarrerie et la vanité ne sont pas les causes de l'injustice. (II, 112.)
Tout genre d'écrire reçoit-il le sublime, ou s'il n'y a que les grands sujets qui en soient capables? (I, i440
La loi a-t-elle introduit les fîdéicommis, ou si même elle les tolère'? ("' ^93.) , . .
Qui vous a passe cette définition? sont-ce les loups, les singes et les lions, ou si vous vous l'êtes accordée à vous-mêmes? (II, 128.)
Si, adverbe, aussi, tellement:
Je ne suis ni si forte ni si saine que j'ai été. (II, 24; voyez I, 114, n. 4,)
Que me serviroit.... que le Prince fût heureux..., si la sûreté, l'ordre et la propreté nerendoient pas le séjour des villes si délicieux? (I, 383.)
Il n'y a point d'art si mécanique.... où les avantages ne soient plus sûrs. (II, 80.)
Si que :
Il y avoit à gagner de dire « si que » pour « de sorte que » ou « de manière que ». (II, 212.)
SIÈCLE, temps, époque, âge :
Ce sont les caractères ou les mœurs de ce siècle que je décris. (I, 106.) Le siècle est dur, et.... on a bien de la peine à vivre. (I, 40.) Chagrin contre le siècle. (I, 274; voyez 1, 297, /. 33.)