SOTTISE
Il n'y a rien qui rafraîchisse le sang comme d'avoir su éviter de faire une sottise. (II, 3o; voyez I, 124, /. 12.)
SOUFFLER, absolument et activement :
Je leur demanderois volontiers (à ces prédicateurs) qu'au milieu de leur
course impétueuse, ils voulussent reprendre haleine, souffler un peu,
et laisser souffler leurs auditeurs. (II, 223; voyez I, 371, /. i3.)
Arrive-t-il vers lui un homme de bien et d'autorité qui le verra et qui peut l'entendre, non-seidement il prie, mais il médite, il pousse des élans et des soupirs; si l'homme de bien se retire, celui-ci, qui le voit partir, s'apaise et ne souffle pas. (II, i55.)
Ils leur soufflent à l'oreille des grossièretés. (I, 3o2.)
Souffler, terme de débauche, avaler d'un souffle :
Un Tigillin qui souffle. ... un verre d'eau-de-vie. (II, 1 44 ; yoy.il>id. , no te 2 . )
SOUFFRIR, sens et emplois divers ; souffrir de, à, que :
Il a les dents noires, rongées et telles que son abord ne se peut souffrir.^{l^yi.)
L'homme du meilleur esprit est inégal : il souffre des accroissements et des diminutions ; il entre en verve, mais il en sort. (II, 66.)
Les chanoines ne dédaignent pas les chapelains, et.... ceux-ci souffrent les chantres. (I, 234.)
Elles ne s'informent ni de ses contrats ni de ses ancêtres;... elles le souffrent^ elles l'estiment. (I, 291.)
Il y a de certains maux dans la république qui y sont soufferts^ parce qu'ils.... empêchent de plus grands maux. (I, 365; voyez II, 201, /. 10.)
SOU] DE LA BRUYERE. 34i
Je ne suis pas toujours disposé à croire que les méchants soient soufferts par intérêt. (I, 34 1.)
Ils ont cela de commode pour les grands, qu'ils en sont soufferts (du Prince) sans conséquence, et congédiés de même. (I, 3o2.)
C'est..., le faire valoir (un bon mot) que de le rapporter comme d'un autre : ... il est dit avec plus d'insinuation et reçu avec moins de jalousie ; personne n'e« jowy^re. (II, 107.)
II.... ne souffre pas ^'étre plus pressé au sermon ou au théâtre que dans sa chambre. (Il, 55.)
Cet autre augmente d'année à autre de réputation : les plus grands
politiques souffrent de lui être comparés. (I, 38i.)
Si l'on cherche des hommes habiles..., tous se trouvent au milieu de vous, et je souffre à ne les pas nommer. (II, 4^5.)
Quelques-uns ne souffrent pas que Corneille lui soit préféré; quelques autres, qu^'û lui soit égalé. (II, 462.)
Le peuple.... s'occupe de guerres..., souffre impatiemment que des armées qui tiennent la campagne ne viennent point à se rencontrer. (I, 368.)
Si vous le devenez (vicieux) par foiblesse poxr ceux qui ont intérêt que vous le soyez..., souffrez que '^e vous méprise. (I, 338.)