‹ Œuvres de La Bruyère (volume 2)Chapitre 848 sur 861 · VASTE · texte numérisé non relu

VASTE

Qui dit le peuple dit plus d'une chose : c'est une vaste expression, et l'on s'étonneroit de voir jusques où elle s'étend. (I, 36i.)

Il y a des artisans ou des habiles dont l'esprit est aussi vaste que l'art et la science qu'ils professent. (I, i47-)

Les esprits qu'une vaste imagination emporte hors des règles, (I, i45,)

L'autre excelle..., par une vaste prévoyance. (I, 162.)

VENIN, au figuré :

Ils répandirent tant de venin contre moi, etc. (II, 44i')

VENIR ; VENIR Àj EN VENIR À, EN VENIR JUSQu'À j NE VENIR QUE DE :

Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sejit mille ans qu'il y a des hommes, et qui pensent. (I, ii3.)

Cet homme que je soubaitois impatiemment, et que je ne daignois pas espérer de notre siècle, est enfin venu. (II, 221.)

De cette source vient.... que l'on se fait honneur de l'un, et qu'on a honte de l'autre. (II, 62.)

Quelle horrible peine à un homme qui est sans preneurs et sans cabale,... de venir au niveau d'un fat qui est en crédit! (I, i52.)

Alors les peuples seroient heureux, si l'Empereur philosophoit, ou si le philosophe venait à l'Empire. (II, 85.)

Il vient à ses fins sans ouvrir la bouche. (II, iSg.)

Par la suite du discours l'on vint à tomber sur celui que, etc. (I, 36.)

On doit faire choix d'amis si sûrs..., que, venant à cesser de l'être, ils ne veuillent pas, etc. (I, 208; voyez I, 323, /. 19; I, 349, ^- ^^■)

Un homme d'esprit.... peut tomber dans quelque piège.,.. Il n'y a qu'à perdre pour ceux qui en viendraient à une seconde charge : il n'est trompé qu'une fois. (I, i65.)

Ils en viennent^ par cette disgrâce, jusqu'à rendre le salut, (I, 343,)

Il demande..,, au premier venu une chose qu'il ne vient que ^/'acheter. (1, 53,)

S'il fait un payement, il affecte que ce soit dans une monnoie toute neuve, et qui ne vienne que d'être frappée. (I, y^.)

VENT, au figuré ; porter au vent :

L'on voit des hommes que le fent de la faveur pousse. (II, 104.) Il se sert d'un bon fent qui souffle pour faire son chemin. (I, 807. ) Us portent au vent^ attelés tous deux au char de la Fortune. (I, 3o4.)

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