Dans les anciennes éditions : Hyppolite
de meute, comme il s'est étouffé de crier après les chiens qui étoient en défaut, ou après ceux des chasseurs qui prenoient le change, qu'il a vu donner les six chiens. L'heure presse; il achève de leur parler des abois et de la curée, et il court s'asseoir avec les autres pour juger.
Quel est l'égarement de certains particuliers, qui n riches du négoce de leurs pères, dont ils viennent de recueillir la succession, se moulent sur les princes pour leur garde-robe et pour leur équipage, excitent, par une dépense excessive et par un faste ridicule, les traits et la raillerie de toute une ville, qu'ils croient éblouir, et se ruinent ainsi à se faire moquer de soi ! (éd. 5.)
Quelques-uns n'ont pas même le triste avantage de répandre leurs folies plus loin que le quartier où ils habitent : c'est le seul théâtre de leur vanité. L'on ne sait point dans l'Ile* c^'André'^ brille au Marais, et qu'il j dissipe son patrimoine : du moins, s'il étoit connu dans toute la ville et dans ses faubourgs, il seroit difficile qu'entre un si grand nombre de citoyens qui ne savent pas tous juger sainement^ de toutes choses, il ne s'en trouvât quelqu'un qui diroit de lui : // est magîiifique^ et qui lui tiendroit compte des régals qu'il fait à Xanthe'' et à Aristoii^ et des fêtes qu'il donne à Elamire; mais il se ruine obscurément : ce n'est qu'en faveur de deux ou
1 . Nous ne saurions dire s'il s'agit de l'île de la Cité ou de l'île Saint-Louis. — Les mots Ile et Marais sont imprimés en italique dans les éditions S-y.
2. Vàr. (édit. 5) ; qu'Onuphre. — Dans la 6^ édition, la Bruyère attribua au faux dévot le nom d'Onuphre (voyez le chapitre de la Mode, no 24), et l'effaça ici, voulant qu'il demeurât désormais attaché à un seul caractère.