Dans la g® édition : « la largeur
4. Le volume du soleil est quatorze cent mille fois plus gros que celui de la terre; sa masse est trois cent cinquante- cinq fois plus grande que celle de la terre.
5. Cette distance est de trente-huit millions de lieues. Sur les conjectures faites jusqu'au dix-huitième siècle au sujet de cette distance, voyez V astronomie populaire d'Arago, tome III, p. 363. — <t Que l'homme contemple donc la nature entière dans sa haute et pleine majesté; qu'il ne s'arrête pas à regarder simplement les ohjets has qui l'environnent; qu'il regarde cette éclatante lumière mise comme une lampe éternelle pour éclairer l'univers; que la terre lui paroisse comme un point, au prix du vaste tour que cet astre décrit ; et qu'il s'étonne de ce que ce vaste tour lui-même n'est qu'un point très-délicat à l'égard de celui que les astres qui roulent dans le firmament embrassent. Mais si notre vue s'arrête là, que l'imagina-
Pour aider seulement votre imagination à se la représenter, supposons une meule de moulin qui tombe du soleil sur la terre; donnons-lui la plus grande vitesse qu'elle soit capable d'avoir, celle même que n'ont pas les corps tombant* de fort haut; supposons encore qu'elle conserve toujours cette même vitesse, sans en acquérir et sans en perdre ; qu'elle parcoure quinze toises par chaque seconde de temps, c'est-à-dire la moitié de l'élévation des plus hautes tours, et ainsi neuf cents toises en une minute; passons-lui mille toises en une minute^, pour une plus grande facilité ; mille toises font une demilieue ' commune ; ainsi en deux minutes la meule fera une lieue, et en une heure elle en fera trente, et en un jour elle fera sept cent vingt lieues : or elle a trente millions à traverser avant que d'arriver à terre ; il lui faudra donc quarante-un mille six cent soixante-six jours *, qui sont plus de cent quatorze années^, pour faire ce voyage. Ne vous effrayez pas, Lucile , écoutez-moi : la distance de la terre à Saturne est au moins décuple de celle de la terre au soleil ; c'est vous dire qu'elle ne peut être moindre que de trois cents millions de lieues , et que cette
tion passe outre : elle se lassera plutôt de concevoir que la nature de fournir. Tout ce monde visible n'est qu'un trait iLaperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle idée n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions : nous n'enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses. » (Pascal, Pensées y article I, i, de l'édition Havet; nous donnons ce passage d'après le texte de Port-Royal.)