‹ Œuvres de La Bruyère (volume 4)Chapitre 18 sur 257 · Var. (édit, 1-4) : mais ils ne nous convainquent pas · texte numérisé non relu

Var. (édit, 1-4) : mais ils ne nous convainquent pas

3. Var. (édit. 1-4) : et ainsi elle ne le laisse pas douter un moment de la plus mauvaise disposition, etc.

4. Œ II n'est jamais permis de parler à celui avec qui l'on converse comme si on le regardoit au-dessous de soi, s'il n'y a des marques extérieures et sensibles qui nous élèvent au-dessus de lui. Car enfin le mépris est la dernière des injures : c'est lui qui rompt davantage la société; et nous ne devons point espérer qu'un homme à qui nous avons fait connoître que nous le regardions au-dessous de nous se puisse jamais joindre avec nousj parce que les hommes ne

C'est une chose monstrueuse que le goût et la facilité qui est en nous de railler, d'improuver et de mépriser les autres ; et tout ensemble la colère que nous ressentons contre ceux qui nous raillent, nous improuvent et nous méprisent * .

ng, La santé et les richesses , ôtant aux hommes ^ Texpérience du mal , leur inspirent la dureté pour leurs semblables; et les gens déjà chargés de leur propre misère sont ceux qui entrent davantage par la compassion dans celle d'autrui^. (éd. 8.)

80. Il semble qu'aux âmes bien nées les fêtes, les spectacles, la symphonie rapprochent et font mieux sentir l'infortune de nos proches ou de nos amis. (éd. y.)

81. Une grande âme est au-dessus de l'injure, de l'injustice, de la douleur, de la moquerie ; et elle seroit invulnérable, si elle ne soufFroit par la compassion.

82. Il y a une espèce de honte d'être heureux à la vue de certaines misères*, (éd. 40

peuvent souffrir d'être la dernière partie du corps qu'ils composent. » (Malebranche, de la Recherche de la vérité, livre IV, chapitre xiir, tome II, p. II 5.)

1 . Cet alinéa formait une réflexion distincte dans les trois premières éditions.

2. Dans la 9® édition : « ôtent aux hommes, etc. » Comme l'a fait M. Destailleur, nous conservons la leçon des éditions antérieures, manifestement altérée par une faute d'impression .

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