Voyez ci-dessus, p. 220, n" 2, p. 221, n© 4j et p. 224 et
225, nos ()io.
3. Les séances de l'Académie étaient déjà publiques, les jours où elle recevait un nouveau membre.
4. « Je ne sais si vous avez lu le remerciement de M. de la Bruyère à l'Académie ; il a fait ici du bruit. 11 a été lu à un dîné du Koi à Marly. Il y a quelques portraits assez vivement touchés. » {Lettre de Bourdelot à l'abbé Nicaise, du 26 juillet 1693, Bibliothèque impériale, Manuscrits, Fonds français, n°g36o.) — La même
tendre s*étoit répandue, n'a point retenti d'applaudissements que la cour ait donnés à la critique qu'on en avoit faite; s'il a su franchir Chantilly, écueil des mauvais ouvrages^; si l'Académie françoiee, à qui j'avois appelé comme au juge souverain de ces sortes de pièces, étant assemblée extraordinairement, a adopté celle-ci, l'a fait imprimer par son libraire, Ta mise dans ses archives; si elle n'étoit pas en effet composée dun style affecté^ dur et interrompu'^ ^ ni chargée de louanges fades et outrées, telles qu'on les lit dans les prologues d'opéras^ et dans tant à'épîtres dédicatoires^, il ne faut plus s'étonner
nouvelle se trouve, nous apprend M. Fournier {la Comédie de la Bruyère, tome I, p. 202, note 3), dans les Dépêches du Parnasse ou la Gazette des savants, par V. Minutoli, Genève, 1698, m® dépêche, \^^ octobre 1693, p. 89.
1. Henri-Jules de Bourbon, auquel la Bruyère, comme cette phrase semble l'indiquer, avait soumis son Discours avant de le lire à l'Académie, était homme de goût, « capable, » au besoin, « de marquer aux écrivains le ridicule de leurs écrits, » comme le dit Bouliier dans une lettre déjà citée : voyez la Notice biographique.
2. Ces expressions ne se trouvent pas dans l'article du Mercure : il s'agit sans doute de quelque propos rapporté à la Bruyère.
3. C'est la seconde fois que la Bruyère parle des louanges excessives que contiennent les prologues d'opéras et les épîtres dédicatoires : voyez ci-dessus, p. 226, n^ i3. Fontenelle et Thomas Corneille avaient composé des prologues, remplis des louanges de Louis XIV, en tête de leurs opéras de Psyché (1678) et de Dellérophon (1^79); Thomas Corneille et Visé, en tête de leur opéra de Circé (1676), et le second en tête de divers opéras, tels que les Amours de Vénus et d^ Adonis (1670), les Amours du Soleil (1671), et le Mariage de Bacchus et d'Ariane (1672). Quant aux épîtres dédicatoires , tant de gens en publiaient que la remarque ne peut être une allusion personnelle. Fontenelle, je crois, n'en a pas composé qu'il ait signée de son nom. Thomas Corneille en avait mis à toutes ses comédies jusqu'en 1660, à toutes ses tragédies jusqu'en i665; Visé à la plupart de ses romans; mais leurs épîtres n'ont rien, au milieu de tant d'autres, qui appelle l'attention. La Bruyère place-t-il dans les épîtres chargées a de louanges fades et outrées » celle du Dictionnaire de V Académie, publiée la même année que cette préface? Elle
qu'elle ait ennuyé Théobalde. Je vois les temps, le public me permettra de le dire, où ce ne sera pas assez de l'approbation qu'il aura donnée à un ouvrage pour en faire la réputation, et que pour y mettre le dernier sceau, il sera nécessaire que de certaines gens le désapprouvent, qu'ils y aient bâillé.
Car voudr oient-ils, présentement qu'ils ont reconnu que cette barangue a moins mal réussi dans le public qu'ils ne l'avoient espéré, qu'ils savent que deux libraires ont plaidé^ à qui l'imprimeroit, voudroient-ils désavouer leur goût et le jugement qu'ils en ont porté dans les premiers jours qu'elle fut prononcée ? Me permettroient-ils de publier, ou seulement de soupçonner, une toute autre ^ raison de l'âpre censure qu'ils en firent, que la persuasion où ils étoient qu'elle le méritoit ^ ? On sait que cet homme, d'un nom et d'un mérite si distingué, avec qui j'eus l'honneur d'être reçu à l'Académie françoise*, prié,
était de Charpentier, dont l'Académie avait préféré la plume à celle de Régnier Desmarais (voyez le tome V du Racine de M. Mesnard, p. 408). Malgré les compliments échangés dans la séance de réception, la Bruyère et Charpentier appartenaient à des camps ennemis.
1. L'instance étoit aux Requêtes de l'Hôtel. (Note de la Bruyère.) — On lit dans la lo^ édition, imprimée après la mort de la Bruyère : « L'instance étoit aux Requêtes du Palais. t> — La Bruyère était-il mal informé lorsqu'il écrivait la note; ou l'instance, engagée d'abord aux Requêtes de l'Hôtel, a-t-elle été portée ensuite aux Requêtes du Palais? Nous ne savons; nous avons vainement cherché, aux Archives, dans les sentences des Requêtes de l'Hôtel et dans celles des Requêtes du Palais, les documents qui doivent s'y trouver sur cette affaire. Les deux libraires étaient Michallet et Coignard, l'un libraire de la Bruyère, l'autre libraire de l'Académie, qui l'un et l'autre ont imprimé en 1693 le Discours de la Bruyère : voyez la Notice bibliogra' phiquCf et ci-dessus, p. 4^5, note 2, et 436? note i.
2. Il y a bien : « toute autre, » dans les éditions originales.