Var. (édit. 6-8) : lui ou son héritier
2. C'est-à-dire, lui enlever l'Empire et le réduire aux armes de la maison d'Autriche.
3. Dans la fie édition ce mot est souligné, c'est-à-dire imprimé en caractère romain, tandis que le reste de la phrase est en italique.
4- L'apologue a quelque analogie, mais pour la morale seulement, avec la fal)le iv du livre X de la Fontaine : les Poissons et le Cormoran .
Une chose folle et qui découvre bien notre petitesse , c'est l'assujettissement aux modes quand on l'étend à ce qui concerne le goût, le vivre, la santé et la conscience. La viande noire est hors de mode, et par cette raison insipide ; ce seroit pécher contre la mode que de guérir de la fièvre par la saignée. De même l'on ne mouroit plus depuis longtemps par Théotime ; ses tendres exhortations ne sauvoient plus que le peuple, et Théotime^ a vu son successeur.
La curiosité n'est pas un goût pour ce qui est bon ou ce qui est beau, mais pour ce qui est rare, unique, pour ce qu'on a et ce que les autres n'ont point. Ce n'est pas un attachement à ce qui est parfait, mais à ce qui est couru, à ce qui est à la mode. Ce n'est pas un amusement, mais une passion, et souvent si violente, qu'elle ne cède à l'amour et à l'ambition que par la petitesse de son objet. Ce n'est pas une passion qu'on a généralement pour les choses rares et qui ont cours , mais qu'on a seulement pour une certaine chose , qui est rare , et pourtant à la mode. (éd. 6.)
Le fleuriste a un jardin dans un faubourg ; il y court au lever du soleil, et il en revient à son coucher. Vous le voyez planté, et qui a pris racine au milieu de ses tulipes et devant la Solitaire : il ouvre de grands yeux , il frotte ses mains, il se baisse, il la voit de plus près, il ne Fa jamais vue si belle , il a le cœur épanoui de joie j il
I. Il y a ici Théot., en abrégé, dans les trois premières éditions.
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la quitte pour V Orientale^ de là il va à la Veuve, il passe au Brap (Tor^ de celle-ci à XJgathe^ d'où il revient enfin à la Solitaire^ où il se fixe, où il se lasse, où il s'assit ^ où il oublie de dîner : aussi est-elle nuancée, bordée, huilée, à pièces emportées; elle a un beau vase ou un beau calice : il la contemple, il l'admire. Dieu et la nature sont en tout cela ce qu'il n'admire point; il ne va pas plus loin que l'oignon de sa tulipe , qu'il ne livreroit pas pour mille écus, et qu'il donnera pour rien quand les tulipes seront négligées et que les œillets auront prévalu. Cet homme raisonnable, qui a une àme, qui a un culte et une religion, revient chez soi fatigué, affamé, mais fort content de sa journée : il a vu des tulipes^, (éd. 6.)
Parlez à cet autre de la richesse des moissons, d'une ample récolte, d'une bonne vendange : il est curieux de fruits; vous n'articulez pas, vous ne vous faites pas entendre. Parlez-lui de figues et de melons, dites que les poiriers rompent de fruit cette année , que les pêchers ^ ont donné avec abondance ; c'est pour lui un idiome inconnu : il s'attache aux seuls pruniers, il ne vous répond pas. Ne l'entretenez pas même de vos pruniers : il n'a