Pêches dans la g^ et dans la io« édition
(le Taniour que pour une certaine espèce , toute autre que vous lui nommez le fait sourire et se moquer. Il vous mène à Tarbre, cueille artistement cette prune exquise; il Touvre, vous en donne une moitié, et prend Fautre : « Quelle chair! dit-il; goùtez-vous cela? cela est-il divin ? voilà ce que vous ne trouverez pas ailleurs. » Et là-dessus ses narines s'enflent; il cache avec peine sa joie et sa vanité par quelques dehors de modestie. O l'homme divin en efTet ! homme ^ qu'on ne peut jamais assez louer et admirer î homme dont il sera parlé dans plusieurs siècles! que je voie sa taille et son visage pendant qu'il vit ; que j'observe les traits et la contenance d'un homme qui seul entre les mortels possède une telle prune ! (éd. 6.)
Un troisième que vous allez voir vous parle des curieux ses confrères, et surtout de Diognète. « Je l'admire, dit-il, et je le comprends moins que jamais. Pensez-vous qu'il cherche à s'instruire par les médailles , et qu'il les regarde comme des preuves parlantes de certains faits ^, et des monuments fixes et indubitables de l'ancienne histoire? rien moins. Vous croyez peut-être que toute la peine qu'il se donne pour recouvrer une tcte vient du plaisir qu'il se fait de ne voir pas une suite d'empereurs interrompue? c'est encore moins. Diognète sait d'une médaille le frust^ le feloux^ et la fleur de coin} ; il a une tablette dont toutes les places sont garnies à l'exception d'une seule : ce vide lui blesse la vue, et c'est précisé-