‹ OEuvres de La Bruyère (volume 5)Chapitre 141 sur 875 · XIV. PLiONASMB · texte numérisé non relu

XIV. PLiONASMB

i^ Double sujet (un nom et un pronom) :

Voyez ci-après, XVI, p. Lxm, CoKarraucnoa, 1* PUieê dm sujet.

Un nohle^ s'il vit ciiez lui dans sa province, il vit libre. (I, 896.) Un homme défiant..., s'il envoie au marché l'un de ses domestiques..., il le fait suivre par uu autre. (1, 68.)

INTRODUCTION GAÀMMATIGALE. lxi

Un homme de talent et de réputation, 8*il est chagrin et austère, U e£Eirouche les Jeunes gens. (II, qS.)

Ceux qui commençoientàle goûter (un mets), n* osant araler le morceau qu'ils ont à la bouche, iU le jettent à terre. (I, lai.)

N**y arec un portier rustre,... quelque subalterne qu^il soit d'ailleurs, H fera sentir de lui-même quelque chose qui approche de la considération. (I, 347O

Qui peut concevoir.... que certains ab^s^,,, qui entrent auprî'S des femmes en concurrence avec le marquis et le financier, et qui remportent sur tous les deux, quViMp-m/mei soient originairement.... les chefs de saints moines? (II, 170.)

I>oabla pléonasme, da tajet et de fue,

^^ Double régime (un nom et un pronom) :

Voyes ci-aprÀs, XVI, p. uon et uur, Comnucnoir, 1*, Plae* de* régimes.

A un homme vain..., il ne fui manaue plus, pour être adoré de bien des femmes, que de beaux traits et la taille belle. (I, 178.)

Ce n*est pas d*un saint dont un dévot sait dire du bien. (II, 7$.) Mille gens à la cour f traînent leur vie.... à congratuler. (I, 3 16.)

Nous ne relevons pas cette toumore, fort usitée «ajoard*hai comme autrefois, qui BSk en télé le sobstantif que représente plus loin un pronom régime. Ainsi :

Cette Justice qui nous est quelquefois refusée par nos contemporains, la postérité sait nous la rendre. (I, i5o.)

Ce fantéme de vertu et de constance ainsi imaginé, il leur a plu de Rappeler un sage. (II, 4.)

3* Pléonasmes divers.

Voya, an Lexique j Qm, Qui, Od, Eif, Y, etc.

4* Surabondance de mots, redondances et tautologies :

Las etwples sniranti intéressent plnt^ le style que la grammaire ; rautenr insiste, •i^NÛe par des mots qui semblent inutiles è TexpreMion de son idée, mais la fortifient 1

Jepréférerois,.,. de prononcer le discours funèbre de celui à qui je succède, puudt que de me borner à un simple éloge de son esprit. (II, 466.) Cétoit contre Fopinion commune de toute la Gn^ce. (I, 78, note 4*) Qa'^<0ii/ern-je davantage? (ÎI^ 102.)

Seul on semletnemt avec ne,... que :

Cela n'arrive f n'a vous seul. (I, 36.)

Il n'abandonne de la victime que les parties seules qui doivent être bri!^ lées sur Tautel. (I, 76.^

U ne £iut regarder dans ses amis que la seule vertu qui nous attache à eux. (I, iS7.^

Elle n'a ^« une seule religion. (II, a47<)

Il semble qu'il n^y ait que Dieu seul qui puisse en être l'auteur. (II, 974*)

Oki ne le voit guère.... dans les écoles, qu'aux endroits seulement où «'exercent les jeunes gens. (I, 44*)

Mots quasî-synonjrmes, sans ou arec gradation :

Les hommes n'ont point 4tusages ni de coutumes qui soient de tous les siècles. (I, 94*)

Les choses mrales et chsunpétres, (I, 39$.)

Vmmsu ei Fentassement de choses superflues. (I, sgS.)

Us i|pM»rcnt la nature, ses commencements, ses progrès, ses dons et ses Urgêsiêê, (ly 995.)

LXii LEXIQUE DE LA BRUTARB.

Page 1